"Gilets jaunes" : Priscillia Ludosky répond à Emmanuel Macron, qui avait commenté sa pétition en ligne

L'une des figures du mouvement écrit au chef de l'Etat dans les commentaires d'une pétition en ligne, où il avait lui-même assuré avoir "entendu" son message.

Priscillia Ludosky, porte parole des \"gilets jaunes\", dans une manifestation, place de l\'Opéra, à Paris, le 15 décembre 2018.
Priscillia Ludosky, porte parole des "gilets jaunes", dans une manifestation, place de l'Opéra, à Paris, le 15 décembre 2018. (LAURE BOYER / HANS LUCAS / AFP)

"Monsieur Le Président, sept mois après avoir lancé cette pétition, je reçois votre réponse et il est bien dommage qu’après tant de temps, elle soit si peu constructive", entame Priscillia Ludosky. Cette figure des "gilets jaunes" et auteure d'une pétition pour réclamer une baisse des prix des carburants, a répondu au chef de l'Etat, mercredi 26 décembre, via le même canal que lui : dans les commentaires de sa pétition sur le site change.org.

Emmanuel Macron n'a jamais rencontré personnellement les "gilets jaunes", mais le 20 décembre, il leur avait adressé un message écrit. "Chère Madame, chers tous, vous avez subi de plein fouet la hausse des prix du carburant, et avez décidé de réagir en signant cette pétition. Votre message, je l'ai entendu. Je vous réponds directement : vous avez raison", assurait-il. Mais la réponse n'a pas convaincu Priscillia Ludosky, qui reproche au chef de l'Etat de "ne pas répondre à l'ensemble des questions que pose" sa pétition. 

De nombreux points "restés sans réponse"

La trentenaire énumère ensuite les "points restés sans réponse", parmi lesquels la taxation du "kérosène utilisé dans l'aérien" ou du "fioul maritime", ou encore les "justificatifs de dépenses des taxes perçues jusqu'à aujourd'hui sur le carburant" que François de Rugy "avait assuré que nous allions recevoir".

Priscillia Ludosky liste ensuite des propositions élaborées par des "gilets jaunes" sur le pouvoir d'achat. A commencer par la "baisse sérieuse de toutes les taxes et impôts sur les produits de première nécessité", la "baisse significative de toutes les rentes, salaires, privilèges et retraites courantes et futures des élus et hauts fonctionnaires", et aussi, la mise en place d'un référendum d'initiative citoyenne, le RIC.