"Gilets jaunes" : leur cahier de doléances

Les "gilets jaunes" sont en train de découvrir une nouvelle façon de faire de la politique. Ils se sentaient parfois seuls dans leurs villages isolés. À présent, ils ne jurent plus que par l'action collective et le referendum.

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Ils sont 150 à se relayer nuit et jour, sur ce rond-point de Gaillon (Eure), à une heure de Paris. Des retraités, des artisans, des commerçants, qui, peu à peu, organisent leur mouvement. Pour la première fois, ces "gilets jaunes" vont désigner leurs représentants. Une élection sans candidat. Chacun doit mettre deux noms dans l'urne, parmi les personnes présentes sur le rond-point. "On a tous des revendications. Mais si on va tous un par un, ça ne changera rien. Si quelqu'un parle pour tout le monde, ce sera carré", explique un manifestant.

Deux représentants par intérim désignés en attendant le résultat du vote

Mais, dans ce mouvement qui se veut apolitique, l'idée d'une élection ne passe pas auprès de tout le monde. Certains espèrent par leur mobilisation redonner leur mobilisation à tous. Selon eux, pas besoin de chef pour cela. "Je ne veux pas que ce soit politique parce que c'est le peuple ici. Il faut que ça reste comme cela", précise un "gilet jaune". En attendant le résultat du vote, deux représentants par intérim ont été désignés pour trancher sur des questions pratiques.

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Des \"gilets jaunes\" sur une barricade au Mans, le 4 décembre 2018.
Des "gilets jaunes" sur une barricade au Mans, le 4 décembre 2018. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)