"Gilets jaunes" : les militaires entrent en scène

La force Sentinelle sera mobilisée samedi 23 mars lors de l'acte 19 des "gilets jaunes". Si l'exécutif annonce que son rôle ne sera pas assimilé à du maintien de l'ordre, ils pourraient avoir à utiliser leurs armes à feu. Explications.

France 3

Des militaires de la force Sentinelle seront mobilisés pour protéger des sites sensibles à Paris samedi 23 mars, lors de l'acte 19 des "gilets jaunes". Ils prendront la place des forces de police pour que celles-ci puissent se concentrer sur le maintien de l'ordre. "On n'a rien à faire dans cette histoire de 'gilets jaunes'. On n'est pas là pour se battre contre notre peuple. On travaille pour la France, pas pour le gouvernement", lance un militaire. Celui-ci craint qu'il y ait des morts si des manifestants ou des casseurs s'en prenaient aux forces de Sentinelle.

Un faux débat ?

Selon le gouvernement, ceux-ci ne seront mobilisés que pour des sites périphériques, et non pas aux points sensibles tels que les Champs-Elysées. L'objectif est qu'ils ne rentrent pas en contact avec les manifestants, comme ce fut le cas aux Invalides en 2016 lors des mouvements contre la loi Travail. "Ca peut aller jusqu'à l'ouverture du feu [...] si leur vie est menacée", déclare le général Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris. Mais Emmanuel Macron a voulu calmer les esprits, en rappelant "qu'en aucun cas, l'armée dans notre pays est en charge du maintien de l'ordre". Le président de la République parle d'un "faux débat".

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Les soldats de l'opération Sentinelle patrouillent dans les rues de Lyon, en France, dans le cadre du plan Vigipirate, le 27 février 2019. (NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO / AFP)