"Gilets jaunes" : les commerçants de Montpellier en colère contre l'État

Alors que le mouvement des "gilets jaunes" a commencé le 17 novembre dernier, un fonds d'aide a été mis en place par l'État. Une enveloppe de 5 millions d'euros attribuée à 34 communes, dont est exclue Montpellier (Hérault), provoquant la colère des commerçants.

FRANCE 2

Alors que les commerçants montpelliérains doivent faire face depuis six mois aux vitrines explosées et aux fermetures forcées, ils sont désormais en colère pour une nouvelle raison. L'État a débloqué 5,5 millions d'euros d'aide pour 34 communes victimes de dégradations lors des manifestations des "gilets jaunes". Une liste dont ne fait pas partie Montpellier (Hérault). "Pourquoi est-ce qu'il y a une trentaine de villes qui ont pu recevoir ces aides et pourquoi Montpellier non? C'est quand même assez étrange. Est-ce de la mauvaise volonté ou de l’incompétence? Je n’en sais rien et ça n'a aucun intérêt de le savoir pour moi", peste Alain Simon, président de la Saduc Languedoc-Roussillon

Mairie et commerçants se renvoient la balle

Aucun commerçant n'a souhaité s'exprimer face à la lassitude de la situation. Le maire Philippe Saurel réfute toute responsabilité de la municipalité. "Nous n'avons pas eu de projets ni transmis par la chambre de commerce ni par les représentants des commerçants". Pour que Montpellier bénéficie de l'aide de l'État, il aurait fallu que la ville et la Chambre de commerce et d'industrie se parlent et travaillent main dans la main. Mais à quelques mois des élections municipales, les divergences politiques n'ont pas été dépassées.

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Des \"gilets jaunes\" à Rochefort (Charente-Maritime), le 24 novembre 2018.
Des "gilets jaunes" à Rochefort (Charente-Maritime), le 24 novembre 2018. (XAVIER LEOTY / AFP)