"Gilets jaunes" : le porte-parole du Rassemblement national condamne "sans ambiguïté toutes les violences"

Sébastien Chenu, porte-parole du RN, a renvoyé, dimanche sur franceinfo, la responsabilité de ce "chaos" vers le chef de l'État après l'acte 8 de la mobilisation des "gilets jaunes" qui a connu des violences.

Sébastien Chenu, porte-parole du RN et député du Nord, le 23 février 2018.
Sébastien Chenu, porte-parole du RN et député du Nord, le 23 février 2018. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

L'acte 8 de la mobilisation des "gilets jaunes" a été émaillé, samedi 5 janvier, par des violences. Des "gilets jaunes" se sont introduits dans le bâtiment qui abrite le secrétariat d'État de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Sébastien Chenu a condamné, dimanche matin sur franceinfo, "sans ambiguïté toutes les violences, qu'elles soient contre un ministre ou des députés (...) et bien sûr contre les forces de l'ordre". Le porte-parole du Rassemblement national et député du Nord a également pointé "l'incapacité" du gouvernement "à faire des propositions concrètes aux Français".

Il faut que les violences cessent. Il faut que l'état de chaos dans lequel notre pays sombre petit à petit cesse.Sébastien Chenuà franceinfo

Le député du Nord renvoie la responsabilité de ce "chaos" vers le chef de l'État. Pour Sébastien Chenu, "cette incapacité à gérer la crise des 'gilets jaunes', cette incapacité à faire des propositions concrètes aux Français qui puissent ramener un peu de quiétude dans le pays, doit cesser", a-t-il affirmé. La France "est très abîmé. Emmanuel Macron est à la tête d'un pays qui souffre. Nous n'entendons plus le gouvernement. Il n'y a plus de son, plus d'image. Il n'y a pas de propositions", a ajouté le porte-parole du RN.

Sébastien Chenu a estimé qu'il "faut bien prendre acte" du fait que "les 'gilets jaunes' ne désarment pas. Le mouvement continue à vivre. Il est soutenu par une majorité de Français". L'élu RN a lancé qu'"il faut donc en prendre acte. Il faut apporter des réponses politiques. C'est notre boulot à nous les politiques".