"Gilets jaunes" : les péages de Narbonne Sud et Perpignan Sud à nouveau incendiés

Ces deux zones de péages avaient déjà été attaquées il y a quelques semaines, en marge du mouvement des "gilets jaunes".

Le péage de Narbonne (Aude) avait déjà été incendié le 1er décembre 2018.
Le péage de Narbonne (Aude) avait déjà été incendié le 1er décembre 2018. (IDRISS BIGOU-GILLES / HANS LUCAS / AFP)

Les zones de péage de Narbonne sud et de Perpignan sud ont de nouveau été la proie des flammes, samedi 15 décembre, en marge d'une manifestation des "gilets jaunes", deux semaines après avoir été incendiée. A Perpignan sud, les pompiers sont intervenus pour un nouvel incendie qui a touché la zone de péage, sur l'autoroute A9, ont-ils indiqué à l'AFP. Il y a une semaine, sur cette même zone, quatre barrières avaient été cassées, une cabine avait été entièrement carbonisée et tous les panneaux de signalisation avaient été démontés et brûlés. Le site va rester fermé pour "évaluer les dégâts", selon un communiqué de Vinci Autoroutes.

A Narbonne, l'incendie s'est déclaré samedi vers 21 heures, ont indiqué les pompiers à l'AFP, confirmant une information du site internet de L'Indépendant. Vinci Autoroutes, contacté par l'AFP, n'était pas en mesure d'évaluer les dégâts samedi soir. Son directeur général a vivement réagi sur Twitter, en dénonçant "une inacceptable routine".

Il y a deux semaines, dans la nuit du 1er au 2 décembre, cette même zone de péage, mais aussi des bâtiments de Vinci et du peloton de gendarmerie, avaient été incendiés, là encore en marge d'une manifestation des "gilets jaunes". Un groupe de près de 200 personnes, équipé de cocktails Molotov, s'en était d'abord pris à la barrière de péage, à la sortie de l'autoroute A9 (Perpignan-Montpellier), avant d'incendier les locaux d'exploitation de la société d'autoroutes et ceux du peloton autoroutier. Les incendies n'avaient pas fait de blessés. Cinq personnes, dont un mineur, avaient été interpellées.

Une trentaine de véhicules de service dégradés

La direction régionale de Vinci Autoroutes à Narbonne va devoir être "démolie et reconstruite", et cette remise en état prendra un an, avait indiqué à l'AFP Raphaël Martin, directeur d'exploitation Méditerranée. La direction régionale, ainsi que le péage, a été "saccagée, pillée et détruite par les flammes", a-t-il déploré.

Vinci a porté plainte pour dégradations. Les 160 salariés, "privés de leur outil de travail", ont été redéployés sur les districts de Sète, Carcassonne et Rivesaltes. Une trentaine de véhicules (fourgons des patrouilleurs, camions équipés de saleuses, saumureuses et lames de déneigement) avaient été dégradés, voire brûlés. Une enquête judiciaire, confiée à la gendarmerie de Narbonne, est en cours. Les dégâts, en cours d'expertise, se chiffreront à "plusieurs centaines de milliers d'euros".