"Gilets jaunes" : le parquet de Toulouse ouvre deux enquêtes pour des faits de violences policières présumées

Des images de deux scènes de violences à Toulouse ont été relayées en boucle sur les réseaux sociaux, à l'issue de la manifestation de samedi. 

Plus de 3 000 personnes ont manifesté à Toulouse, le 2 mars 2019. Des heurts ont éclaté en fin d\'après-midi.
Plus de 3 000 personnes ont manifesté à Toulouse, le 2 mars 2019. Des heurts ont éclaté en fin d'après-midi. (VALENTIN BELLEVILLE / HANS LUCAS / AFP)

Un "gilet jaune" en fauteuil roulant aspergé de gaz lacrymogène au visage par un policier, et une femme frappée par des CRS : le parquet de Toulouse a indiqué, lundi 4 mars, avoir ouvert deux enquêtes sur ces faits survenus samedi 2 mars et largement relayés sur les réseaux sociaux. Le parquet a assuré "comprendre le caractère possiblement choquant" de ces deux incidents, tout en insistant sur la nécessité de les replacer dans leur contexte. 

Un homme en fauteuil roulant reçoit un jet de gaz lacrymonège 

Sur la première scène, filmée en fin de manifestation dans le centre de Toulouse, on voit un cordon de CRS et un couple qui ne porte pas de gilet jaune. Un échange a lieu entre les policiers et la femme, qui est frappée puis projetée au sol avec l'homme qui l'accompagne. Dimanche, la préfecture de Haute-Garonne a affirmé que le couple était "venu s'interposer au milieu des forces de l'ordre. Invitées à circuler, les personnes ont alors proféré des insultes à l'encontre des policiers et l'une a tenté de dérober une grenade".

Sur une autre vidéo filmée le même jour, un homme portant un gilet jaune et se déplaçant sur fauteuil roulant reçoit un jet de gaz lacrymogène en plein visage, de la part d'un membre des forces de l'ordre. L'homme en fauteuil roulant, Pascal Bouré, hémiplégique et souffrant de problèmes respiratoires depuis 2014 à la suite d'un AVC, a précisé qu'un "dépôt de plainte est en cours" de sa part.