"Gilets jaunes" : la stratégie policière pointée du doigt

Après le constat viennent très vite les questions polémiques. Pourquoi le dispositif de maintien de l'ordre s'est-il révélé aussi inadapté samedi 16 mars, lors de l'acte 18 des "gilets jaunes" ?

France 3

Une banque incendiée et un feu qui se propage, blessant légèrement 11 personnes. Le célèbre restaurant Fouquet's également en flammes. Un policier à terre vivement pris à partie par des manifestants. Ces images résument une journée de violences à Paris que les forces de l'ordre n'ont pu empêcher. Lundi 18 mars, le gouvernement reconnaît sa responsabilité. "Oui, c'est un échec, mais je veux souligner tout ce qu'on a fait depuis le début et puis tout ce qu'on va faire maintenant pour améliorer les choses. Il y a eu manifestement des dysfonctionnements", a déclaré sur RTL, Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur.

5 000 gendarmes et policiers

Samedi, lors de la 18e journée de manifestation des "gilets jaunes", 5 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés. Face à eux, des casseurs et militants "black block", qui cherchaient violemment le contact. Le dispositif policier était semblable à celui mis en place chaque samedi de manifestation à Paris, même si cette fois les forces de l'ordre avaient connaissance de la présence de très nombreux éléments radicaux.

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Des manifestants lors de la mobilisation des \"gilets jaunes\" sur les Champs-Elysées le 16 mars 2019.
Des manifestants lors de la mobilisation des "gilets jaunes" sur les Champs-Elysées le 16 mars 2019. (ALAIN JOCARD / AFP)