"Gilets jaunes" : jour de galère à Angoulême

La situation est toujours difficile à Angoulême (Charente). Plusieurs actions de "gilets jaunes" paralysent encore par endroits deux nationales très fréquentées en Charente.

France 3

Quelques heures encore de part et d'autre de la route, les dizaines de camions à l'arrêt et des voitures abandonnées. Depuis lundi 19 novembre au matin sur cette portion de nationale, les bénévoles de La Croix-Rouge ont multiplié les interventions auprès des naufragés de la route. "Aujourd'hui, par exemple, on a dû faire une soixantaine de personnes au minimum", raconte Bernard Povereau, président de La Croix-Rouge de Charente. Au plus fort des blocages, il y avait ici près d'Angoulême (Charente) plus de 5 000 véhicules immobilisés.

Certains ont passé la nuit dans leur voiture

Mardi 20 novembre au matin sur cette deux fois deux voies complètement bloquée, certains ont retrouvé leur voiture laissée sur place la veille au soir. D'autres ont passé la nuit dans leur véhicule. Face au désarroi des automobilistes et à la colère des routiers, les bloqueurs eux-mêmes ont aidé au ravitaillement. Depuis ce mardi après-midi, les "gilets jaunes" font quelques concessions. Sur les deux nationales concernées, les barrages bloquants sont devenus filtrants. Ce mardi soir près d'Angoulême, le trafic a légèrement repris.

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Des \"gilets jaunes\" à Frontignan (Hérault), le 19 novembre 2018.
Des "gilets jaunes" à Frontignan (Hérault), le 19 novembre 2018. (PASCAL GUYOT / AFP)