"Gilets jaunes" : Macron "déplore" les 11 morts et souligne "qu'aucun n'a été victime des forces de l'ordre"

Le président de la République, en déplacement au Caire (Egypte), a été interrogé sur le respect des droits humains par Paris, à l'occasion d'une conférence de presse.

Emmanuel Macron donne une conférence de presse au Caire (Egypte), le 28 janvier 2019.
Emmanuel Macron donne une conférence de presse au Caire (Egypte), le 28 janvier 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le mouvement des "gilets jaunes" s'est invité dans les discussions lors du déplacement d'Emmanuel Macron en Egypte. Le président de la République a "déploré" , lundi 28 janvier, au Caire, que "11 personnes aient perdu la vie" depuis le début de la crise sociale des "gilets jaunes" en France.

Mais il a souligné qu'aucune n'avait "été victime des forces de l'ordre". Pour cette raison, "je veux rendre hommage aux forces de l'ordre", a-t-il ajouté, après la question d'un journaliste égyptien sur le respect des droits humains par Paris, à l'occasion d'une conférence de presse avec son homologue Abdel Fattah Al-Sissi.

Des accidents dus aux blocages de ronds-points

Depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", onze personnes sont mortes, la plupart du temps dans des accidents de la route provoqués, directement ou indirectement, par les blocages des ronds-points.

Le 2 décembre, une femme de 80 ans est également morte, à Marseille, lors d'une opération chirurgicale après avoir été blessée, la veille, chez elle, par des éléments d'une grenade lacrymogène. Le projectile a été tiré pendant des heurts qui ont opposé les forces de l'ordre à des manifestants "gilets jaunes" et une enquête est en cours pour en connaître les circonstances exactes. L'autopsie a néanmoins révélé que "le choc facial n'était pas la cause du décès".