DIRECT. Violences à Paris : Castaner dénonce "une stratégie des professionnels du désordre"

La troisième journée de mobilisation nationale des "gilets jaunes" réunissait quelque 75 000 manifestants samedi à 15 heures dans toute la France, selon un bilan du ministère de l'Intérieur.

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Après de premières échauffourées près des Champs-Elysées, la mobilisation des "gilets jaunes" a donné lieu à une explosion de violence, dans l'après-midi du samedi 1er décembre, dans plusieurs quartiers de Paris, en proie aux dégradations et à des scènes de chaos. 

 Plus de 100 blessés et près de 300 interpellationsLa préfecture de police de Paris dénombre 287 interpellations et au moins 110 blessés, dont 17 membres des forces de l'ordre. Une voiture de police a par ailleurs été incendiée. Invité du journal de 20 heures de TF1, Christophe Castaner a annoncé que l'un des blessés se trouvait "en urgence absolue". Il s'agit d'un manifestant qui a été blessé par une grille du jardin des Tuileries descellée. 

 "Je n'accepterai jamais la violence", dit Macron"Aucune cause ne justifie que les forces de l'ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l'Arc de Triomphe soit souillé", a ajouté le président français, s'exprimant à Buenos Aires (Argentine), à la fin du sommet du G20. 

 Castaner dénonce "une stratégie des professionnels du désordre""Il y a eu une stratégie gérée par des professionnels du désordre, des professionnels de la casse", a déclaré le ministre de l'Intérieur évoquant une situation en début de soirée désormais "plus apaisée", "mais pas totalement sécurisée" dans la capitale. "Je dis aux 'gilets jaunes', ne vous laissez plus embarquer, protégez vous, protégez les Français, protégez notre patrimoine. Ne participez plus à ces attaques de factieux", ajouté Christophe Castaner.

La préfecture de Haute-Loire incendiée. Dans la soirée, la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, a été incendiée lors d'un rassemblement de "gilets jaunes" qui a dégénéré mais le feu était "circonscrit" à 20h30, annonce la préfecture. Des personnes ont "lancé des projectiles enflammés de type cocktail Molotov" qui ont déclenché des feux dans la préfecture et dans d'autres locaux administratifs voisins, précise une porte-parole de la préfecture.

Des scènes de chaos dans Paris. Véhicules et restaurants incendiés, magasins saccagés et pillés, forces de l'ordre et de secours prises à partie: du quartier de l'Opéra à la prestigieuse avenue Foch en passant par la rue de Rivoli, les scènes de guérilla urbaine se sont répétées dans plusieurs quartiers huppés de la capitale, éclipsant le message porté ailleurs en France par des dizaines de milliers de "gilets jaunes".

 Des rassemblements partout en France. Des manifestations et des blocages ont eu lieu un peu partout en France, avec parfois des échauffourées entre forces de l'ordre et "gilets jaunes". A 17 heures, quelque 75 000 manifestants ont été recensés par les autorités sur l'ensemble de la France. La première journée nationale, le 17 novembre, avait réuni 282 000 personnes, et la deuxième 106 000, dont 8 000 à Paris.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GILETS_JAUNES

23h01 : Edouard Philippe et Christophe Castaner se sont rendus ce soir dans une caserne parisienne auprès des forces de l'ordre engagées face aux graves violences commises en marge de la mobilisation des "gilets jaunes" à Paris, selon Matignon. Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur sont arrivés vers 22 heures à la caserne de police Bessières (Paris 17e).

22h49 : Bonjour. L'état d'urgence est une mesure exceptionnelle décidée par le Conseil des ministres, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas de calamité publique. Il permet au préfet ou au ministre de l’Intérieur notamment de limiter ou interdire la circulation dans certains lieux, ou encore d'interdire certaines réunions publiques, détaille le site vie-publique. A la suite des attentats de novembre 2015, la France a décrété l'urgence qui a été reconduit jusqu'au 1er novembre 2017.

22h49 : Que signifierait l'état d'urgence évoqué par différents intervenants dans la soirée ?

22h31 : Finkielkraut, Onfray, Michéa... Plusieurs intellectuels ont apporté à leur manière un soutien aux "gilets jaunes", relève Le Figaro. "Tout à coup, ces laissés pour compte de la mondialisation heureuse, ces oubliés du progressisme, ceux qui formaient en quelque sorte l'angle mort de la diversité triomphante, se rappellent à notre bon souvenir", estime par exemple Alain Finkielkraut.

22h42 : Bonsoir @Olympe et @Telgar. La question des chiffres revient très souvent dans le débat et franceinfo a d'ailleurs déjà consacré des articles à la question. J'aimerais beaucoup vous annoncer que la presse a prévu un tel comptage, mais c'est malheureusement très complexe à réaliser en raison notamment du nombre important de lieux de mobilisation. Nous sommes donc contraints d'en rester aux chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur, tout en précisant bien qu'il s'agit là d'une estimation des autorités.

22h25 : Bonsoir, puisque les chiffres du Ministère sont contestés, la presse envisage-t-elle de recenser le nombre des manifestants gilets jaunes en France ? (Sur la base du cumul des médias locaux ?) Merci

22h25 : Quelles estimations par les médias (comptages ni gouvernementaux, ni gilets jaunes) du nombre de participants sur le territoire nationale ?Merci

22h15 : "Je n'ai pas de tabou", a répondu ce soir Christophe Castaner, interrogé sur l'opportunité d'instaurer l'état d'urgence, une mesure préconisée par deux syndicats policiers. "Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore", a souligné le ministre de l'Intérieur sur BFM TV.

22h10 : Bonsoir @Scoubi. Bien-sûr, nous en avons d'ailleurs déjà parlé. "Fatigué des blocages qui pourrissent le quotidien", un habitant du Vaucluse a décidé de créer le mouvement des "foulards rouges". Mon collègue Raphaël Godet a d'ailleurs interviewé le créateur du groupe facebook à l'origine de ce mouvement, John Christophe Werner.

22h10 : Bonjour pouvez vous nous parlé de ce nouveau mouvement des foulards rouge ? Merci par avance

21h47 : On vous en parlait, la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, a été incendiée lors d'un rassemblement de "gilets jaunes" qui a dégénéré. Le feu est maintenant circonscrit, mais des manifestants ont dans un premier temps empêché les camions de pompier d'accéder aux incendies, selon la préfecture.

21h37 : En raison des débordements du jour à Paris, les grands magasins du boulevard Haussmann (Paris) ont dû être évacués. "Beaucoup de vitrines ont été cassées derrière l'Opéra [Garnier]", rapporte un journaliste de France 2.

(FRANCE 2)

21h22 : "Je n'accepterai jamais la violence", a déclaré Emmanuel Macron tout à l'heure depuis l'Argentine. Si vous avez raté son intervention, voici l'extrait :

(FRANCEINFO)

21h01 : De violents affrontements ont éclaté lors d'une manifestation des "gilets jaunes" dans le centre de Tours (Indre-et-Loire), détaille France 3. ces débordements ont fait plus de 30 blessés dont un manifestant qui a eu la main arrachée, indiquent la préfecture et les pompiers.




(Denis Gannay-Meyer / France 3 Centre-Val de Loire)

20h49 : Le Premier ministre devait se rendre en Pologne demain après-midi et lundi. En raison des graves violences à Paris en marge de la manifestation des "gilets jaunes", il restera finalement en France. Il a demandé au ministre de la Transition Ecologique François de Rugy "de mener la délégation française" à la COP 24.



20h45 : Le Premier ministre Edouard Philippe annule son déplacement à la COP24 en Pologne, annonce Matignon à l'AFP.

20h40 : Des personnes ont "lancé des projectiles enflammés de type cocktail Molotov" qui ont déclenché des feux dans la préfecture et dans d'autres locaux administratifs voisins, a expliqué une porte parole de la préfecture. Elle précise que le feu est désormais "circonscrit".

20h37 : De nombreuses images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des flammes s'échappant de la préfecture située au Puy-en-Velay.

20h33 : La préfecture de Haute-Loire a été incendiée en marge d'une manifestation des "gilets jaunes".

20h28 : Lors de son interview sur TF1, Christophe Castaner a dénoncé "une stratégie des professionnels du désordre". Il a ainsi demandé aux "gilets jaunes" de ne plus participer "à ces attaques de factieux".

20h24 : "J'espère que les gilets jaunes sauront d'abord se protéger. Laissez nous gérer les casseurs."

Christophe Castaner estime que la première mission des forces de l'ordre est d'abord de "protéger les gilets jaunes qui organisernt des manifestations non déclarées en préfecture".

20h22 : Le ministre de l'intérieur précise que ce manifestant est actuellement dans le coma. Il a été touché par une grille du jardin des Tuileries descellée par des inidividus.

20h18 : Christophe Castaner annonce que les violences ont fait plus d'une centaine de blessés, dont une victime en urgence absolue.

20h17 : "La situation est plus apaisée, (...) mais il reste quelques groupes de dizaines de personnes qui continuent à circuler dans Paris."

Christophe Castaner s'exprime en ce moment sur TF1.

20h11 : Des "troubles graves" ont émaillé la manifestation de "gilets jaunes" à Dijon. Sept personnes ont été interpellées en début de soirée, notamment pour des faits de violence, annonce la préfecture.

20h06 : Emmanuel Macron a fait une courte déclaration devant les journalistes à Buenos Aires (Argentine) où il a notamment annoncé la tenue d'une réunion demain avec le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur. Il a ensuite refusé de répondre aux questions de politique intérieur posées par les journalistes.

20h14 : "Les coupables de ces violences (...) veulent le chaos. Ils trahissent les causes qu'ils prétendent servir et qu'ils manipulent."

Les coupables seront "identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice", annonce Emmanuel Macron.

22h41 : "Aucune cause ne justifie que les forces de l'ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés (...), que des passants ou des journalistes soient menacés, que l'Arc de triomphe soit souillé."

19h53 : Emmanuel Macron s'exprime en ce moment dans le cadre du G20 à Buenos Aires (Argentine). Il va répondre ensuite à quelques questions et pourrait s'exprimer sur la situation à Paris.

19h50 : Selon le dernier bilan livré par la préfecture, 263 personnes ont été interpellées, au moins 95 personnes ont été blessées dont 14 parmi les forces de l'ordre.





(Alain JOCARD / AFP)

19h49 : Les "exactions inacceptables" commises à Paris ne "resteront pas impunies", affirme le procureur de la République de Paris dans un communiqué. "Mon parquet veillera à engager des poursuites devant le tribunal correctionnel contre tous les auteurs des faits de violences et de dégradations constatées qui seront identifiés, et à ne pas laisser impunies les exactions", a précisé Rémy Heitz.

19h45 : Dix personnes ont été interpellées en Meurthe-et-Moselle et placées en garde à vu, à la suite des actions de "gilets jaunes", indique la préfecture du département. Ces interpellations ont eu lieu pour outrage, refus de dispersion après sommation, participation avec arme à un attroupement et violence sur personne dépositaire de l'autorité publique.

19h57 : Bonsoir @Torus17. Le président de la République est actuellement en Argentine pour le sommet du G20 et pourait peut-être s'exprimer sur la situation. Le gouvernement va en revanche s'exprimer ce soir par l'intermédiaire de Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur est l'invité du journal de 20 heures de TF1.

19h39 : Bonsoir FranceInfo. Est-il prévu une prise de parole ce soir d’Emmanuelle Macron ?

20h40 : La mobilisation en régions a pris des formes diverses, parfois avec de nouveaux blocages, parfois avec des manifestations qui se sont déroulées dans le calme, comme le détaille France 3.

(FRANCE 3)

19h21 : Aéroports bloqués, musiques sur les ronds-points... Dans l'ensemble, les manifestations se sont déroulées dans le calme dans la plupart des régions. Franceinfo revient sur cette journée de mobilisation en dehors de Paris.




(MAXPPP)


19h13 : Alors que les échauffourées se poursuivent notamment à Paris, la préfecture de police annonce avoir déjà procédé à 224 interpellations.



(Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

19h08 : "Ceux qui s’attaquent à nos forces de l’ordre, cassent et saccagent, s’en prennent à l’essentiel : la République. Les violences que Paris subit aujourd’hui sont impardonnables."

A son tour, Benjamin Griveaux condamne les violences en marge du mouvement des "gilets jaunes".

19h04 : L'appel à manifester des "gilets jaunes" contre l'érosion du pouvoir d'achat a donc été marqué par de graves violences, surtout à Paris. Voici cinq questions sur les violences qui ont embrasé la capitale.




(ALAIN JOCARD / AFP)

18h53 : "Il y a un immense ras le bol dans ce pays et c'est en train de déborder."

"Si j'avais un conseil à donner au gouvernement, ça serait d'arrêter, de ne pas essayer de lâcher quelques bribes en espérant que ça se calme, ça ne va pas se calmer"
, a affirmé sur franceinfo Éric Coquerel.

18h50 : Bonjour @Mlg. Il va falloir attendre des chiffres définitifs pour se prononcer. A 15 heures, la mobilisation réunissait aujourd'hui 75 000 manifestants, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Au total, la semaine dernière, plus de 80 000 "gilets jaunes" ont été recensés, toujours selon la place Beauvau.

18h50 : Est ce que la mobilisation est plus importante que samedi dernier ?

18h39 : La situation est également très tendue au niveau du jardin des Tuileries. Des grilles ont notamment été arrachées. Les manifestants continuent de lancer sur les CRS du mobilier urbain.

18h37 : Les échauffourées se poursuivent à Paris, comme le montre la vidéo ci-dessous filmée sur l'avenue Victor Hugo (16e arrondissement).