DIRECT. Les "gilets jaunes" lancent leur site Internet et leur compte sur les réseaux sociaux

Lors d'une conférence de presse, le préfet de police de Paris a déploré une "violence extrême et inédit " contre les forces de l'ordre avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons".

Des manifestants à Toulouse (Haute-Garonne), le 2 décembre 2018.
Des manifestants à Toulouse (Haute-Garonne), le 2 décembre 2018. (ALAIN PITTON / NURPHOTO / AFP)
Ce qu'il faut savoir

La rédaction nationale de France Télévisions propose ce soir à 20h40 "Gilets jaunes: la France en crise", une édition spéciale consacrée à la crise des gilets jaunes. 

La journée de manifestation des "gilets jaunes" samedi 1er décembre à Paris a été marquée "par des violences d'une gravité sans précédent", a estimé dimanche le préfet de police Michel Delpuech. Au total, 412 personnes ont été interpellées, "un niveau jamais atteint dans les dernières décennies", a ajouté le préfet lors d'une conférence de presse, en déplorant une "violence extrême et inédit" contre les forces de l'ordre avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons". Par ailleurs, parmi les 378 personnes en garde à vue dimanche soir, se trouvent "beaucoup d'hommes majeurs", âgés "de 30 à 40 ans", a précisé le procureur de Paris Rémy Heitz.

  Les "gilets jaunes" lancent leur site Internet  "La France en colère" et leur compte sur les réseaux sociaux. "Nous sommes prêts à rencontrer les membres du gouvernement", indiquent-ils tout en posant certaines conditions.

Il y a d'autres "solutions" que le retour à l'état d'urgence. "Je pense qu'il y a d'autres modes de solutions que le rétablissement de l'état d'urgence", a déclaré la ministre de la Justice Nicole Belloubet, lors d'un déplacement au tribunal de Paris. "Je ne suis pas certaine que nous en soyons arrivés à ce stade", a ajouté la garde des Sceaux.

Les chefs de partis et des représentants des "gilets jaunes" à Matignon. Emmanuel Macron a demandé au Premier ministre Edouard Philippe de recevoir "les chefs de partis représentés au Parlement ainsi que des représentants des manifestants", a indiqué l'Elysée au lendemain de violences dans le cadre de la mobilisation des "gilets jaunes". Cette initiative, dont la date n'a pas été dévoilée, répond au "souci constant de dialogue" de l'exécutif, selon la présidence. Lors d'une réunion de crise à l'Elysée avec le Premier ministre, Edouard Philippe, les ministres de l'Intérieur Christophe Castaner (accompagné de son secrétaire d'Etat Laurent Nunez), et de l'Ecologie François de Rugy, le chef de l'Etat a également "souhaité qu'une réflexion soit menée par le ministre de l'Intérieur pour l'adaptation du dispositif de maintien de l'ordre dans les temps à venir." Par ailleurs, l'Elysée a précisé que le président de la République "ne s'exprimera pas aujourd'hui".

"Les coupables des violences veulent le chaos", dénonce Emmanuel Macron. Samedi, pendant que des voitures continuaient de brûler en plein Paris, le chef de l'Etat a déclaré depuis l'Argentine qu'il "n'accepterait jamais la violence". Selon lui, celle-ci n'a "rien à voir avec l'expression d'une colère légitime", celles des "gilets jaunes" protestant au départ contre la hausse des carburants et la baisse du pouvoir d'achat. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a évoqué la possibilité d'instaurer l'état d'urgence face à ces violences.

Christophe Castaner devra s'expliquer, en compagnie de son secrétaire d'Etat Laurent Nunez, au sujet du dispositif mis en place pour encadrer les rassemblements des "gilets jaunes" : ils ont été convoqués par la commission des lois du Sénat, mardi.

Une journée de chaos. Véhicules et restaurants incendiés, magasins pillés, policiers attaqués... La mobilisation des "gilets jaunes" samedi a donné lieu à un rare déferlement de violences dans plusieurs quartiers de Paris : 412 personnes ont été interpellés et 133 blessés, dont 23 parmi les forces de l'ordre selon un bilan communiqué samedi soir. La plupart des autres mobilisations se sont déroulées dans le calme mais des défilés ont dégénéré à Bordeaux, Toulouse, Nantes, Tours ou Dijon. La préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, a également été incendiée, de même que le péage de Narbonne Sud (Aude). Sur tout le territoire en dehors de Paris, 81 gendarmes ont été blessés.

 Un nombre de manifestants en baisse. Il y avait 136 000 manifestants dans toute la France, samedi 1er décembre, pour la troisième journée de rassemblement des "gilets jaunes", selon un nouveau bilan communiqué par le ministère de l'Intérieur dimanche. C'est moins que le samedi précédent, où ils étaient 166 000, selon un bilan révisé de ce même ministère.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GILETS_JAUNES

22h11 : Sur le plateau de France 2, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, estime que le mouvement des "gilets jaunes" est "pacifiste" et accuse les médias d'avoir menti "sur les violences" pour discréditer le mouvement. Ils estiment que les casseurs sont les seuls responsables.

07h51 : David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, réagit sur franceinfo aux violences après la mobilisation des "gilets jaunes". "Il n'y a pas énormément de temps pour adapter un dispositif", explique-t-il. "On est mal équipés ! Traditionnellement, la police est une institution qui s'est paupérisée."

07h48 : Les dégradations subies par l'arc de triomphe hier pendant la flambée de violences qui ont émaillé les rassemblements des "gilets jaunes" se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d'euros, " voire un million", affirme Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments Nationaux.




(BENOIT TESSIER / REUTERS)

21h28 : Bonsoir @onilad. Effectivement, le jeune secrétaire d’Etat peut sembler bien seul face à des opposants politiques et des "gilets jaunes". Mais comme l'a souligné Thomas Sotto en début d'émission, une grande partie des membres du gouvernement ont refusé de participer à ce débat.

21h28 : Pourquoi un débat si déséquilibré des deux positions, quatre intervenants contre un ?

21h18 : "Je n'appelle certainement pas à retourner saccager Paris."

Jacline Mouraud n'appelle pas à une nouvelle journée de mobilisation à Paris, samedi prochain. Elle invite à rester "en région".

07h46 : "Bien-sûr que je vais y aller [discuter avec le Premier ministre], parce qu'on ne peut pas rester dans la situation où on est."

Sur le plateau de France 2, un désaccord apparaît entre "gilets jaunes". Face à Jacline Mouraud, qui se dit ouverte au dialogue, les deux "gilets jaunes" présents sur le plateau estiment que la rencontre avec le Premier ministre est "inutile" et qu'il sert "le plan de communication" du gouvernement.

07h45 : Dans l'émission spéciale de France 2, l'économiste engagé Thomas Piketty estime que la situation s'explique d'abord par les choix fiscaux d'Emmanuel Macron, "dont la politique a consisté à réduire les impôts des plus riches". L'occasion de relire cet article sur franceinfo : la suppression de l'ISF est-elle le péché originel du quinquennat Macron ?

07h44 : "Il n'y a pas d'ordre public possible sans justice sociale."

Jean-Luc Mélenchon prend la parole dans l'émission spéciale sur France 2 : "De grâce, stop à l'escalade, essayons de prendre de la hauteur et de calmer le jeu."

07h43 : "L'arc de triomphe, c'est la République. C'est le Soldat inconnu, c'est la mémoire de tous les soldats français qui se sont battus pour que notre pays soit une République, une et indivisible. Donc je suis très traumatisée."

Les casseurs qui ont vandalisé samedi l'arc de triomphe "se sont attaqués à la France", selon Geneviève Darrieussecq.

07h42 : Autour de Léa Salamé et Thomas Sotto, de nombreux invités comme Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire d'Etat Gabriel Attal et plusieurs "gilets jaunes" vont tenter de prendre de la hauteur après les violences commises hier en marge des manifestations. Suivez l'émission dans notre direct.

20h41 : Suivez dans notre direct l'émission spéciale de France 2 "Gilets jaunes, la France en crise".

20h30 : L'autoroute A6 a rouvert dans le sens Lyon-Paris, selon le gestionnaire de l'axe routier. L'autoroute était coupée depuis hier dans les deux sens entre Mâcon et la jonction avec l'A46 au nord de Lyon en raison des actions "d'une centaine de 'gilets jaunes'".

07h40 : Emmanuel Macron "doit partir avant de rendre notre pays fou de rage", estime François Ruffin. Le député insoumis, qui réclame la démission du chef de l'Etat, a soigné sa mise en scène, avec une déclaration lue devant la presse non loin du palais de l'Elysée à Paris. Plus d'explications dans notre article.

(YOUTUBE)

07h40 : "J'étais suffoquée de tant de violences, de ces insultes à la République, et interrogative : comment peut-on en arriver là ?"

Sur franceinfo, Nicole Belloubet revient sur les violences de la mobilisation des "gilets jaunes".

(DAILYMOTION)

20h10 : Militants aguerris, "gilets jaunes" en colère ou petits délinquants... quel est le profil des personnes responsables des violences en marge de la mobilisation des "gilets jaunes" ? Le préfet de police, le procureur de Paris et la ministre de la Justice ont apporté quelques réponses, comme nous vous le détaillons dans cet article.





07h39 : A ce sujet, si vous avez raté les images des dégradations de l'arc de triomphe après l'intrusion de "gilets jaunes", vous pouvez les retrouver dans notre article.









(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

07h38 : "Ces scènes de violence sont inouïes. C'est du jamais-vu depuis mai 1968. La situation est très grave. La crise que nous traversons est une crise majeure."

Dans une interview accordée au Parisien, la maire de Paris demande à être désormais associée au dispositif de sécurité et réclame plus de justice sociale de la part du gouvernement.

19h35 : L'annulation de la hausse des taxes sur le carburant est "une condition préalable à toute discussion", annonce à l'AFP Jacline Mouraud. Cette figure des "gilets jaunes" a lancé avec huit autres porte-parole du mouvement un appel dans le JDD pour proposer une "porte de sortie au gouvernement". Emmanuel Macron a répondu en demandant à Edouard Philippe de recevoir des représentants des manifestants.

19h31 : Certains députés de la majorité commencent à prendre la parole afin de paoposer des solutions pour sortir de la situation actuelle. De plus en plus de députés LREM se disent favorables à un moratoire sur les taxes, détaille Le Monde. "Il y a urgence à répondre à la violence, mais la réponse ne peut pas se borner à être placée sur le plan de la sécurité publique", lance ainsi le député Florent Boudié.

19h16 : La préfète de l'Ardèche a réagi sur franceinfo, après les violences entre "casseurs" et forces de l'ordre lors de la mobilisation des "gilets jaunes" au Pouzin. "Nous allons tout faire pour que cela ne se reproduise pas", indique Françoise Souliman.

18h52 : A La Ciotat, huit personnes sont en garde à vue dont 2 pour tentative d'homicide sur des policiers après les violences en marge des manifestations. L'un des "casseurs" a foncé avec son scooter à deux reprises sur un policier, détaille France 3.

07h32 : Rémy Heitz ajoute que des enquêtes au long cours vont avoir lieu, notamment pour les dégradations sur l'arc de triomphe et pour les grilles descellées du jardin des Tuileries.

07h32 : Rémy Heitz, procureur de la République de Paris, détaille les différents faits qui sont reprochés aux 378 personnes actuellement en garde à vue. Il évoque des faits de violence, notamment contre des personnes dépositaires de l'autorité publique, des dégradations, des regroupements en vue de commettre des violences ou encore des ports d'armes. Il indique que pour ces délits, les prévenus encourent des peines de trois ans à sept ans d'emprisonnement.

07h28 : Le préfet de police de Paris donne également des nouvelles du blessé qui était hier "en urgence absolue", dans le coma. "Apparemment, il va mieux", précise-t-il.

18h35 : Michel Delpuech rappelle que 412 personnes ont été interpellées. Il indique aussi que 249 incendies ont été déclenchés, dont 112 véhicules et 6 bâtiments.




(Michel Stoupak / NurPhoto)

18h32 : "Jamais les fonctionnaires n'avaient rencontré une telle violence."

Le préfet de police évoque notamment "des jets de marteau, des billes en acier..."

18h33 : "Aucun contact préalable n'a été pris avec nous malgré des appels de notre part, et finalement nous n'avons aucun interlocuteur."

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, s'exprime lors d'une conférence de presse sur les violences d'hier en marge de la manifestation des "gilets jaunes".

18h23 : Beaucoup de stations-service du Finistère et du Morbihan sont en rupture totale ou partielle de carburant, selon l'AFP. Il s'agit d'une conséquence du blocage des dépôts pétroliers de Lorient et Brest par des indépendants du BTP rejoints par des "gilets jaunes".

18h09 : La mise en place de l'état d'urgence a été évoquée par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, à l'issue de la troisième journée de mobilisation nationale des "gilets jaunes". Mais on vous explique pourquoi ce régime d'exception ne changerait probablement pas grand-chose.




(YANN BOHAC / SIPA)

18h04 : Bonsoir @moah. Dans un premier temps, le ministère de l'Intérieur avait effectivement évoqué le nombre de 106 301. Mais cette estimation a été revue à la hausse aujourd'hui. La place Beauvau évoque désormais 166 000 manifestants pour la mobilisation du 24 novembre. Il n'est donc pas exclu que l'estimation de 136 000 personnes pour la journée d'hier soit revue à la hausse.

18h04 : Ce n'était pas 100 000 le 24 ???

17h53 : Il y a d'autres "solutions" que le retour à l'état d'urgence, a également estimé la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, depuis le TGI de Paris. Hier, le ministre de l'Intérieur avait déclaré ne pas avoir de "tabou" à ce sujet.

17h47 : Le procureur de Paris, Rémy Heitz, donne des détails sur le profil des personnes interpellées. "Des personnes qui étaient venues manifester et en découdre avec les forces de l'ordre, (...) mais aussi un certain nombre de casseurs", estime-t-il. La ministre de la Justice ajoute qu'il y a une trentaine de mineurs parmi ces individus.

17h48 : La ministre ajoute qu'il y a eu 378 personnes placées en garde à vue et qu'environ les deux tiers d'entre elles devraient faire l'objet d'un défèrement devant la justice. "Les peines pourront aller du simple rappel à la loi à des peines de prison ferme", ajoute Nicole Belloubet.

17h49 : "Nous ne pouvons pas accepter les violences (...) et nous allons apporter une réponse pénale extrêmement ferme."

Depuis le TGI de Paris, la garde des Sceaux annonce que les effectifs au tribunal de Paris ont été multipliés par trois "pour répondre aux exigences" à la suite des violences commises hier.

17h11 : "Les collègues sont en train de craquer donc les saluts, les remerciements, les félicitations rhétoriques et théoriques ne suffisent plus."

Sur franceinfo, la représentante du syndicat Police-FO ne masque pas sa colère : "Il nous faut des mesures, il nous faut des réponses, il faut répondre aux doléances des 'gilets jaunes'."

17h07 : Selon l'Elysée, "dans un souci constant de dialogue", le président de la République demande à son Premier ministre "de recevoir les chefs des partis représentés au Parlement ainsi que des représentants des manifestants". Les dates de ces rencontres ne sont pas encore connues.

17h04 : Emmanuel Macron demande à Edouard Philippe de recevoir les chefs de parti et des représentants des "gilets jaunes"

17h02 : La préfecture de Haute-Loire a été incendiée, hier, en marge d'une manifestation. "Cela a provoqué des dégâts dans plusieurs services de l'Etat dont certains locaux sont totalement détruits", précise la préfecture dans un communiqué. "Les manifestants ont maintenu leur barrage devant les pompiers alors même qu'ils savaient que des personnels étaient présents en préfecture", ajoute le communiqué. Au total, 18 gendarmes et policiers ont été blessés, et 12 personnes interpellées.

(FRANCE 2)

16h58 : Bonjour @fil 30, bien au contraire, nous tentons de lutter contre les fausses informations, et ce n'est pas toujours évident. Reprenons donc calmement les chiffres. La mobilisation d'hier a réuni un total de 136 000 personnes dans toute la France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Le nombre de 166 000 manifestants correspond au bilan de samedi 24 novembre, qui a été revu et corrigé aujourd'hui. Précisons toutefois que tous ces chiffres restent des estimations fournies par les autorités.

16h55 : 166.000 et non 136.000 gilets jaunes. Vous tenez aux fake news ?

16h43 : L'opposition à Emmanuel Macron exige du changement. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon réclament une dissolution et des élections anticipées. De son côté, le patron des Républicains Laurent Wauquiez souhaite la tenue d'un référendum sur la hausse de la fiscalité écologique. Plus d'explications dans notre article.

16h30 : Celui qui est fou c'est lui ce Ruffin il ne voit pas quel impact ont ses paroles pour notre démocratie Ce genre de paroles attisent les extrêmes et ce n'est pas un individu perdu dans ces méandres psychiques qui doit nous faire de vue que notre peuple a bâti un modèle de démocratie.

16h30 : Mais pour qui se prend ce Ruffin ???! 136 000 personnes dans la rue décideraient du sort de notre République ? Et ce triste personnage est un élu de la nation ? Pauvre et dangereuse idée de la démocratie. Que la FI comprenne ENFIN qu’elle a perdu les élections. Il serait temps.

16h30 : Monsieur Ruffin n'a pas rencontré 65 millions de Français que je sache ! Un Président a été élu dans les règles, il est là pour 5 ans ; il faut faire avec, n'en déplaise à FI et à RN.

16h30 : Dans les commentaires, vous êtes nombreux à réagir aux propos de François Ruffin. "Que disent les Français que j'ai rencontrés ? Que M. Emmanuel Macron doit maintenant partir !", a notamment déclaré le député de la France insoumise.

16h25 : Emmanuel Macron ne s'exprimera pas publiquement aujourd’hui sur la crise des "gilets jaunes" après avoir tenu une réunion avec plusieurs ministres sur les événements de la veille, annonce l'Élysée.