"Gilets jaunes" : "Cette main tendue du gouvernement, il faut la prendre"

Benjamin Cauchy, l'une des figures de proue du mouvement à Toulouse a estimé vendredi sur franceinfo que les "gilets jaunes" devraient discuter avec le gouvernement pour faire bouger les choses. 

Benjamin Cauchy à Toulouse, le 21 novembre. 
Benjamin Cauchy à Toulouse, le 21 novembre.  (PASCAL PAVANI / AFP)

"Il y a un essoufflement sur le terrain et une radicalisation dangereuse, à mon goût" de certains "gilets jaunes", a estimé vendredi 30 novembre sur franceinfo Benjamin Cauchy, l'une des figures de proue du mouvement à Toulouse. Il appelle donc à la discussion avec le gouvernement, à saisir "la main tendue" alors qu'une délégation de "gilets jaunes" doit être reçue par le Premier ministre Edouard Philippe vendredi 30 novembre en début d'après-midi. "Pour moi, la violence a toujours été un constat d'échec. Aujourd'hui, c'est la négociation et la prise de parole crédible qui importent le plus (...) Pour être crédible et audible, cette main tendue du gouvernement, il faut la prendre", a-t-il ajouté. 

"Une pression continue dans la rue ne permettra pas d'avancer"

"Il y a une demande forte des Français de geler cette hausse des taxes sur les carburants, de mettre en place des états généraux de la fiscalité, de parler de revalorisation salariale. Sur ces trois sujets majeurs, il faut absolument que le gouvernement nous écoute, mais je ne pense pas que ce soit par une pression continue dans la rue que cela va nous permettre d'avancer. La seule chose que ça risque de faire, c'est de cristalliser des colères et de conduire à des débordements", a mis en garde Benjamin Cauchy, à la veille de d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes" samedi sur les Champs-Elysées, à Paris. 

Benjamin Cauchy s'interroge toutefois sur "la légitimité" des huit porte-parole désignés par le mouvement. "Nous sommes sur un mouvement horizontal et citoyen", a-t-il souligné. Selon lui, les "gilets jaunes" doivent maintenant "investir les partis politiques, quels qu'ils soient, en fonction de leurs convictions, pour faire bouger les lignes".