"Gilets jaunes" : Bordeaux, ville morte

À Bordeaux, la préfecture redoute la présence de casseurs. Le nouveau maire de la ville Nicolas Florian a décrété une "ville morte" et encourage les commerçants à fermer boutique.

FRANCE 2

Place Pey-Berland, en plein centre-ville de Bordeaux (Gironde), les policiers commencent à installer leur dispositif au milieu des passants. Cet après-midi beaucoup d'habitants répondront à l'appel du maire de Bordeaux en restant chez eux. "Je profite d'aller faire les courses ce matin et cet après-midi je reste chez moi", admet une passante. "Je ne reste pas dans Bordeaux, déjà ce matin je trouvais ça sordide que tout soit fermé. C'est un peu oppressant", déplore une autre.

Les commerces barricadés

Certaines devantures se sont déjà barricadées pour éviter les dégradations et les pillages. Beaucoup de commerçants ouverts ce matin fermeront cet après-midi. "Oui on ferme, on suit les directives, pas la peine de rester ouvert si ça doit dégénérer", estime une commerçante. Dès la fin de matinée, les tramways de centre-ville se sont arrêtés en prévision de la manifestation. Heureusement pour l'ambiance, le soleil est radieux.

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Un policier pointe un lanceur de balles de défense (LBD) lors d\'une manifestation des \"gilets jaunes\" à Bordeaux, le 2 mars 2019.
Un policier pointe un lanceur de balles de défense (LBD) lors d'une manifestation des "gilets jaunes" à Bordeaux, le 2 mars 2019. (MEHDI FEDOUACH / AFP)