"Gilets jaunes" : villes mortes en région

Face aux risques de violences pour le 20e samedi de mobilisation des "gilets jaunes", plusieurs villes ont appelé à faire "ville morte".

FRANCE 3

Des ruelles clairsemées, un centre-ville déserté, des boutiques et des terrasses le plus souvent vides autour du Palais des papes. À Avignon (Vaucluse), l'interdiction de manifester se traduit par des fouilles très strictes à l'entrée de la ville pour tous les véhicules, tous les sacs et même les poussettes. "Je trouve ça complètement aberrant de bloquer la ville pour rien. On pénalise les commerçants, on est pris en otage, ça dure depuis le mois de novembre et on en à ras le bol", déplore une passante.

Les habitants appelés à rester chez eux

À Bordeaux (Gironde), le maire de la ville craint la présence de casseurs. Il a appelé les habitants à rester chez eux et les commerçants à fermer boutique. Mais tant que la manifestation n'a pas commencé, les restaurateurs tentent tout de même de sauver une partie de leur chiffre d'affaires du jour. À Saint-Étienne (Loire), la préfecture a choisi d'interdire toute manifestation dans l'hypercentre et à proximité de la cité du design. 800 membres des forces de l'ordre sont mobilisés.

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Des \"gilets jaunes\" défilent à Bordeaux le 23 mars 2019.
Des "gilets jaunes" défilent à Bordeaux le 23 mars 2019. (GEORGES GOBET / AFP)