Fermeture obligatoire de commerces en raison de la manifestation du 1er-Mai : "Une situation particulièrement difficile à gérer"

La préfecture de police a ordonné aux commerçants situés sur le parcours de la manifestation intersyndicale du 1er-Mai de se barricader. Une décision prise sans aucune concertation et que dénonce le président de l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie en Ile-de-France.

La devanture d\'un magasin sur l\'avenue des Champs-Élysées, le 16 mars 2019 à Paris.
La devanture d'un magasin sur l'avenue des Champs-Élysées, le 16 mars 2019 à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

"Nous sommes mis 24 heures à l’avance devant une situation particulièrement difficile à gérer", affirme lundi 29 avril sur franceinfo le président de l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie en Ile-de-France (UMIH IDF), Jean-Marc Banquet d'Orx, alors que la préfecture de police de Paris vient d'ordonner la fermeture de tous les commerces, bars et restaurants installés le long du parcours de la manifestation du 1er-Mai déclarée par les syndicats, et qu’une nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes" doit avoir lieu.

"Nous sommes très choqués"

Jean-Marc Banquet d’Orx dénonce une décision prise sans aucune concertation, que les commerçants ont apprise "par la presse" : "Nous la comprenons mais nous sommes très choqués parce qu’elle est prise de façon arbitraire sans inviter les corps intermédiaires à en discuter".

On nous demande de barricader les établissements en dernière minute, comme si on pouvait trouver des entreprises disponibles, prêtes à mettre des protections sur toutes les façades.Jean-Marc Banquet d'Orxà franceinfo

"On nous demande de rentrer tout le matériel de terrasse, etc. C’est beaucoup de choses qu'on aurait pu préparer", regrette le président de l’UMIH IDF, soulignant que la préfecture ne laisse que très peu de temps aux commerçants pour s’adapter à cet arrêté. "Il va falloir dire à nos salariés de ne pas venir et nous devrons de toute façon leur payer la journée parce que, 24 heures à l’avance, on ne peut pas ne pas respecter le droit du travail et nous devons payer cette journée-là", explique-t-il.

En outre, il estime que pour le "bon millier de commerces" présents sur le chemin de la manifestation, cette interdiction va entraîner "une perte de chiffre d’affaires".