Edouard Philippe sur les "gilets jaunes" : "Nous devons avoir une réponse beaucoup plus ferme"

Après les violences du week-end à Paris sur les Champs-Elysées, en marge des manifestations des "gilets jaunes", la menace a-t-elle été identifiée ? Le Premier ministre, Edouard Philippe, répond aux questions d'Anne-Sophie Lapix.

France 2

Après les dégâts du week-end à Paris suite aux manifestations des "gilets jaunes", le gouvernement a décidé de répondre fermement. Le Premier ministre est l'invité du 20h de France 2. Alors, la menace a-t-elle été sous-estimée ? "La menace avait été bien identifiée. Nous avions sur place un nombre considérable de forces de l'ordre. Ce qui n'a pas fonctionné, c'est que la stratégie que nous avions élaborée après le 1er décembre n'a pas été mise en oeuvre dans des conditions satisfaisantes", explqiue Edouard Philippe.

Complices des casseurs

Des images incompréhensibles aux yeux du grand public. "C'est inacceptable, et c'est parce que je suis convaincu que c'est inacceptable que nous avons pris des décisions. Là encore, nous avons des moyens, une stratégie à mettre en œuvre. Lorsqu'elle n'est pas exécutée dans de bonnes conditions, nous devons en tirer des conséquences", rappelle le Premier ministre. "Nous devons avoir une réponse beaucoup plus ferme face à des personnes qui viennent à Paris non pas pour manifester. Leur revendication, c'est la violence. Ils viennent pour casser, piller, incendier", ajoute Edouard Philippe.

Et d'ajouter : "Je constate qu'aujourd'hui, ceux qui viennent aux manifestations, ceux-là, se placent dans une situation où ils sont les complices des Black Blocks". Il a ensuite rappelé qu'il y avait eu plus de 200 interpellations à Paris.

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Le Premier ministre Edouard Philippe, à Matignon, à Paris, le 18 mars 2019.
Le Premier ministre Edouard Philippe, à Matignon, à Paris, le 18 mars 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)