1er-Mai : la CGT attaquée, une enquête ouverte

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1er-Mai : la CGT attaquée, une enquête ouverte
FRANCEINFO
Article rédigé par
H. Puffeney, A. Tribouart, V. Lucas, F. Cardoen - franceinfo
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Une enquête pour violences volontaires a été ouverte par le parquet de Paris après les attaques qui ont visé la CGT à l’issue demanifestations samedi 1er mai. 

Des fourgons de la CGT ont été attaqués, cibles de jet de pierres et de bouteilles. Sur la carrosserie, un tag explicite "CGT collabo", et des militants encore en état de choc face à une violence qu'ils jugent inédite. "Ça fait des années qu'on fait des manifs, je n'ai jamais vu ça", confie une manifestante. Samedi 1er mai vers 17h30, le cortège syndical est pris à partie par des “gilets jaunes” et des individus cagoulés. Des bagarres éclatent puis les insultes fusent. Les véhicules de la CGT tentent de s'enfuir, mais ils sont coincés entre les barrages de CRS et la foule hostile.

La CGT fragilisée

Ce n'est pas la première fois que la CGT est indésirable. Le 1er mai 2018, des black blocks noyautent la tête de cortège et dégradent magasins et restaurants devant des syndicats impuissants. L'année suivante, pris dans les affrontements entre gilets jaunes et forces de l'ordre, le leader Philippe Martinez est exfiltré et les militants doivent remballer à la hâte leur matériel. Explications : le nombre d’adhérents en chute libre ou une mauvaise réputation dans les franges nouvelles de la contestation. En France, seul un salarié sur dix est syndiqué. 

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