"150 euros de plus par mois par policier, et nous ?" : un afficheur du Var défend les "gilets jaunes" sur un panneau publicitaire

Le panneau est installé à La Seyne-sur-Mer. Michel-Ange Flori, qui gère plusieurs centaines de panneaux dans le Var, revendique sur sa page Facebook la diffusion de ce message politique. Et il n'en est pas à son coup d'essai.

Capture d\'écran d\'une vidéo publiée sur Instagram, jeudi 27 décembre, montrant un panneau publicitaire à La Seyne-sur-Mer (Var).
Capture d'écran d'une vidéo publiée sur Instagram, jeudi 27 décembre, montrant un panneau publicitaire à La Seyne-sur-Mer (Var). (GILETJAUNE2018 / INSTAGRAM)

"150 euros de plus par mois par policier, et nous ? La matraque dans la gueule ?" Avec ses lettres capitales jaunes sur fond noir, l'affiche de quatre mètres sur trois, posée le long d'une route départementale, à La Seyne-sur-Mer (Var), est bien visible. Le panneau a été repéré par BFMTV, sur le compte Instagram "giletjaune2018", jeudi 27 décembre. Mais il ne s'agit pas d'un affichage sauvage des "gilets jaunes", ni même d'un achat d'espace publicitaire.

Le cadre de l'affiche porte le nom de "FLORI", un afficheur qui gère des centaines de panneaux similaires dans le Var. Et Michel-Ange Flori, propriétaire de cette société, le revendique : personne ne l'a payé pour ça. "Pour ceux qui me connaissent un peu, je ne prends pas de commande pour ce type de 'tweet', je sors de ma zone de confort pour me saisir de l’actualité qui me paraît bon de commenter", écrit-il jeudi sur Facebook.

Le quinquagénaire corse est devenu un habitué des coups d'éclat de ce genre. Qu'il s'agisse de critiquer un président en exercice ou de réclamer la peine de mort pour des terroristes, Michel-Ange Flori a utilisé à plusieurs reprises les ressources de son entreprise pour dire ce qu'il pensait. "C'est mon avis et je l'affiche à la place d'une publicité pour le supermarché du coin. J'investis pour communiquer mon opinion", avait-il expliqué à franceinfo, en 2016. Auprès de Var-Matin, qui lui a consacré un portrait, en mars 2018, Michel-Ange Flori s'est même vanté d'avoir "inventé Twitter avant l'heure" avec ses panneaux politiques.