Angoulême : le trafic des bus à l'arrêt après l'attaque d'un véhicule par une trentaine de jeunes

Une bande de 30 jeunes a pris d'assaut un bus mercredi. Ils étaient "munis de battes de base-ball et de sabres", indique la société de transport locale. Les conducteurs ont exercé leur droit de retrait.

Un bus devant la cathédrale Saint-Pierre à Angoulême (Charente), le 2 avril 2012.
Un bus devant la cathédrale Saint-Pierre à Angoulême (Charente), le 2 avril 2012. (GUY CHRISTIAN / HEMIS.FR / AFP)

Le trafic d'autobus était totalement à l'arrêt, jeudi 27 septembre, à Angoulême (Charente). La décision de la société de transport locale intervient en réaction à l'attaque d'un bus, mercredi en fin de journée, par une trentaine de jeunes, armés de battes de base-ball et de sabres japonais, indique France 3.

Personne n'a été blessé dans l'incident, qui s'est produit mercredi vers 17h40, sur une ligne circulant vers l'Isle-d'Espagnac, en banlieue est d'Angoulême. Une bande de 30 jeunes "s'est avancée vers le bus, munis de battes de base-ball et de sabres", a expliqué la Société de Transport du Grand Angoulême (STGA) dans un communiqué. Ils ont "tapé sur le bus, voulant s'en prendre à des jeunes à l'intérieur du bus".

"Particulièrement violent et inquiétant"

Le chauffeur a alors décidé de n'ouvrir que les portes avant, pour faire sortir les voyageurs qui voulaient descendre à l'arrêt, et qui ont pu le faire sans être inquiétés. Il a aussi actionné sa pédale de détresse, qui a pour effet d'alerter le central de la STGA. Dès lors, la société peut localiser et entendre ce qui se passe dans le bus, a précisé la STGA, qui dessert l'agglomération de plus de 140 000 habitants.

Le bus a pu reprendre sa route, mais avec des vitres et des portes arrière brisées. Le central de la STGA a alerté la police, qui s'est rendue sur les lieux, mais les agresseurs avaient disparu. Le bus a été changé quelques arrêts plus loin, et le conducteur relevé. La ligne sur laquelle s'est produit l'incident n'est pas particulièrement à risque, mais très scolaire, passant par plusieurs établissements, a précisé l'entreprise.

A la suite de l'incident "particulièrement violent et inquiétant", plusieurs des 180 conducteurs de la STGA ont souhaité exercer leur droit de retrait, mais c'est tout le réseau desservant 16 communes qui a été arrêté pour 24 heures, jeudi. La STGA devait déposer plainte, et le conducteur victime de l'agression mis au repos jeudi devrait être reçu par sa direction vendredi.