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Accident d’autocar : les "encoches de sécurité" en cause

La presse suisse s’interroge sur la présence de murs perpendiculaires au sens de circulation dans les tunnels du pays, à l’extrémité de chaque aire d’arrêt d’urgence. Un précédent cas de choc frontal avait fait un mort en 2010. Ces "encoches" existent aussi en France.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

"C'est seulement en
raison de ce mur qu'une collision frontale a pu se produire
", accuse le Tages-Anzeiger.
Comme son homologue zurichois, Le Temps de Genève se demande s’il faudrait "modifier
la conception des niches de sécurité
", suite à l'accident qui a fait 28 morts dans la nuit de mardi à mercredi.

Un précédent accident
mortel en 2010

Les encoches de sécurité
du tunnel de Sierre, où s’est produit l’accident, respectent parfaitement les
règles suisses, selon Guido Bielman, porte-parole de l'Office fédéral des
routes : "La longueur minimum de ces accotements doit être de 50
mètres, avec des rails de sécurité le long des parois, comme c'est le cas à
Sierre. Leur délimitation est également réglementée: les parois de début et de
fin doivent être rectangulaires
".

La presse suisse a
rapporté un accident dans des circonstances similaires, le 4 janvier 2010. Un homme
seul au volant avait perdu le contrôle de sa voiture pour une raison inconnue,
avant de percuter de face le mur en béton d’un arrêt de secours. Le site 24heures.ch décrivait un choc "d'une violence rare".

Obligatoires en France aussi

Long de 2,4 km, le
tunnel de Sierre compte quatre murs à angle droit dans chaque sens de
circulation, selon une vidéo amateur réalisée en 2010 et postée sur YouTube
suite à l’accident.

Ces emplacements d’arrêt
d’urgence existent aussi en France. A raison d’un tous les 600 mètres,
le tunnel du Mont-Blanc en comprend ainsi 18 dans chaque sens de circulation. Autant de murs à angles droits.

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