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Zone euro : sept signes qui montrent que l'économie va mieux

Avec un PIB en hausse de 0,3% au 2e trimestre, elle sort de la récession. Banques, consommation, marchés... plusieurs indicateurs sont positifs, même si l'emploi reste le point noir.

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France Télévisions
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Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a augmenté de 0,3% au 2e trimestre, selon les chiffres publiés par Eurostat, mercredi 14 août 2013. (GETTY IMAGES / COLLECTION MIX: SUBJECTS RF)

Pourquoi se priver des bonnes nouvelles ? La zone euro vient de mettre un terme à sa plus longue phase de récession. Son produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,3% au 2e trimestre, selon les chiffres publiés par Eurostat, mercredi 14 août. Certes, le chômage reste élevé. La sortie de crise n'est pas imminente. Mais la zone euro a enregistré dernièrement une série de signaux positifs, qui donnent envie d'y croire. 

Le PIB augmente

Le PIB, en augmentant de 0,3% au 2e trimestre, fait mieux qu'attendu : les analystes tablaient initialement sur une hausse de 0,2% sur la période d'avril à juin. Après six trimestres consécutifs de repli, ces résultats sont encourageants. Plusieurs pays enregistrent des hausses de PIB, comme l'Allemagne avec +0,7%, qui a servi de locomotive. La France affiche +0,5%, le Portugal +1,1%.

Les banques reprennent des couleurs

Les grandes banques européennes ont publié des résultats globalement en hausse au deuxième trimestre 2013. Les établissements français notamment ont créé la surprise. Le Crédit agricole a multiplié son bénéfice net par plus de 12. "Même les banques allemandes, durablement secouées par les crises financières, donnent des signes de redressement", notent Les Echos (article payant).

Comparés aux chiffres du premier trimestre 2012, les résultats sont globalement positifs : la britannique HSBC a vu son résultat net augmenter de 21,8%, l’espagnole Banco Santander de 28,9%, la néerlandaise ING de 28,3%, la Société générale de 12,6%, selon le quotidien.

L’activité manufacturière repart

La production reprend. En juillet, l'activité manufacturière s’est améliorée pour la première fois depuis août 2011. L’indice qui permet de la mesurer, le PMI composite, a atteint 50,5, son plus haut niveau depuis près de deux ans. Au-dessus de 50, cela signifie que l’activité privée progresse.

Ce résultat encourageant "laisse enfin envisager, dans la zone de la monnaie unique, une sortie de récession au troisième trimestre", analyse auprès de l’AFP Chris Williamson, chef économiste chez Markit. D'autant plus que le secteur des services a lui affiché son plus faible recul. 

La confiance se redresse

Le 30 juillet, la Commission européenne a annoncé une autre bonne nouvelle : l'indice mensuel de confiance des consommateurs et des investisseurs s'est redressé, à 92,5, soit son plus haut niveau depuis 15 mois. Il était de 91,3 en juin. Pour Jennifer McKeown, économiste chez Capital Economics, interrogée par BFMBusiness, cette statistique "renforce l'évidence que le ralentissement dans la zone euro s'estompe".

Les marchés sont optimistes

A la veille de la publication des chiffres de la croissance, un vent d’optimisme soufflait sur les marchés, selon CercleFinance.com. L'indice ZEW, qui mesure le sentiment des investisseurs en Allemagne, a notamment augmenté de 5,7 points au mois d'août par rapport à juillet. Un expert conclut : "Tous les indicateurs montrent que la dynamique reste favorable."

L’emploi se stabilise

Le chômage demeure le gros point noir de l’économie européenne, mais au moins, il se stabilise. Tout en restant au niveau record de 12,1%, atteint en mai, le taux de chômage en zone euro a cessé de progresser en juin, selon les données publiées par Eurostat le 31 juillet. Cela s'est traduit concrètement par 24 000 chômeurs de moins que le mois précédent, un recul inédit depuis avril 2011.

L’inflation est stable 

Ce chiffre-là est surtout positif pour le pouvoir d’achat. Le taux d’inflation est resté stable, à 1,6% sur un an en juillet. C’est loin des 2,4 % d’il y a un an, et  en-dessous du seuil de 2% que se doit de faire respecter la Banque centrale européenne. 

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