Nokia : le plan de suppression d'emplois va reprendre

Ce plan, qui vise à supprimer près de 600 emplois, reprendra "d'ici une dizaine de jours" ont annoncé les représentants syndicaux à l'issue de la réunion du comité de suivi.

Le site \"Paris-Saclay\' de Nokia, visé par le plan de suppression d\'emplois confirmé lundi 2 octobre 2017.
Le site "Paris-Saclay' de Nokia, visé par le plan de suppression d'emplois confirmé lundi 2 octobre 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)

Des suppressions de postes d'un côté, et des embauches de l'autre. Le plan de suppression de près de 600 emplois chez Nokia, mis en pause mi-septembre, reprendra d'ici "une dizaine de jours", ont annoncé lundi 2 octobre les représentants syndicaux à l'issue de la réunion du comité de suivi autour du secrétaire d'Etat à l'Economie, Benjamin Griveaux.

"Le plan social est confirmé, nous n'avons pas obtenu d'avancée sur ce point", ont regretté les représentants du personnel. La direction a cependant "assuré qu'elle tiendra ses engagements concernant le recrutement en recherche et développement (R&D)", ont-ils ajouté.

Le site de Lannion devrait rester ouvert

Quelque 330 embauches en R&D devraient être réalisées assez rapidement et 500 à moyen terme, selon eux. Au-delà des engagements réaffirmés sur les emplois en R&D, les syndicats se sont surtout dits "rassurés" par des engagements sur la "pérennité des sites", en particulier celui de Lannion (Côtes-d'Armor), site de développement des applications de cybersécurité.

Le gouvernement était monté au créneau dès le lendemain de l'annonce par Nokia, le 6 septembre, de la suppression de 597 emplois d'ici 2019 dans ses filiales Alcatel Lucent International et Nokia Solutions and Networks basées à Paris-Saclay (Essonne) et Lannion. Quelque 400 postes avaient déjà été supprimés l'an dernier.

Il y avait urgence à déminer le terrain alors que l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC avait tout de suite rappelé que le directeur du groupe finlandais "s'était engagé" auprès d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, "à maintenir" les effectifs au niveau de "4 200 salariés jusqu'à fin 2017".

Le gouvernement salue des "clarifications"

Un prochain "point d'étape" est prévu fin novembre, a dit de son côté Benjamin Griveaux qui a qualifié ce rendez-vous, long de trois heures, de "fructueux" et s'est félicité des "éclaircissements très clairs apportés par la direction".

Dans un communiqué, cette dernière a affirmé avoir "démontré que l'ensemble des engagements pris auprès du gouvernement au moment du rachat d'Alcatel-Lucent seraient tenus".