Salaire des enseignants : "Déception sur la taille du gâteau", pour le SNUIpp-FSU après le déblocage de 700 millions d'euros

400 millions sur les 700 promis seront consacrés à des primes nouvelles.

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Radio France
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Une enseignante dans une classe de CE2, le 19 janvier 2021, à Bruyères-le-Châtel (Essonne). (MYRIAM TIRLER / HANS LUCAS / AFP)

"C'est vraiment une déception sur la taille du gâteau parce qu'on est loin du gros gâteau", réagit mercredi 26 mai sur franceinfo Guislaine David, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUIpp-FSU, après l'annonce du ministre de l'Education nationale qui débloque une enveloppe de 700 millions d'euros pour le budget 2022. Elle est destinée à la revalorisation des revenus des enseignants, dont 400 millions via de nouvelles primes.

Jean-Michel Blanquer avait promis "il y a quelques mois de cela, une revalorisation historique pour les enseignants", mais aujourd'hui, ces enseignants "sont très déçus". La France est "parmi les pays de l'OCDE qui paye le moins bien ces enseignants. Et là, on a une enveloppe de 400 millions d'euros qu'il va falloir partager. L'année dernière, la revalorisation a concerné 30% des enseignants. Donc, il nous reste 70 % des enseignants à revaloriser et on va avoir du mal à le faire", poursuit la syndicaliste. Il va falloir "retravailler", "engager le dialogue sur cette partie à répartir. Bien évidemment, il faudra aller au-delà des enseignants qui ont plus de 15 ans de service."

"On ne peut pas se satisfaire de 30 euros par mois d'augmentation."

Guislaine David

à franceinfo

Guislaine David affime sur franceinfo qu'"on a du mal à combler nos postes aux concours parce que les étudiants ne se dirigent pas avec un master, donc cinq ans d'études vers les métiers de l'éducation parce que le salaire n'est pas conséquent", 1700 euros "en début de carrière". "Les enseignants, pendant la crise, ont largement porté l'école et ils ont été en première ligne, donc ils ont besoin de reconnaissance. Et on ne peut pas se satisfaire de 30 euros par mois d'augmentation. Il faut aller au-delà, en fonction bien évidemment, du nombre d'années et des salaires", ajoute le SNUIpp-FSU.

La porte-parole réclame "un véritable plan d'urgence" qui "se chiffre en milliards, car il y a la question de la revalorisation mais il faut aussi des moyens supplémentaires". "La crise a montré que l'école avait besoin d'enseignants spécialisés, mais aussi d'enseignants remplaçants. On en a eu besoin ces derniers temps et on sait qu'on va en avoir besoin dans les mois à venir", affirme-t-elle.

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