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Dépenses publiques : Laurent Berger appelle à "poser le débat de la contribution des plus aisés"

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Invité du "8h30 franceinfo" mardi, le secrétaire général de la CFDT a estimé qu'il y avait une forme "de tabou sur ce sujet de la fiscalité" alors qu'on va avoir "besoin de ressources supplémentaires".

"Il faut poser le débat de la contribution des plus aisés", a estimé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, mardi 2 juin sur franceinfo, à propos des dépenses publiques. "Et en le posant ce débat, on a bien vu combien ça clivait, a-t-il immédiatement reconnu. Mais il faut de la controverse aussi dans cette période pour construire un autre modèle de développement, plus juste, plus durable." Alors que Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, ne souhaite ni une augmentation des impôts ni un rétablissement de l'ISF.

"Je crois qu'il y a une forme, en tout cas dans beaucoup de cercles, de tabou sur ce sujet de la fiscalité, a expliqué le secrétaire général de la CFDT. Mais, demain, pour financer le modèle de protection sociale, pour financer des investissements publics, il faut regarder où est-ce qu'on peut avoir des contributions".

"On aura besoin de ressources supplémentaires"

Ces contributions sont parfois "symboliques" mais "elles existent", a souligné Laurent Berger. "Pour la contribution des plus aisés, c'est une évidence, avec pourquoi pas un impôt plus progressif et une tranche d'impôt supplémentaire sur les très hauts revenus, avec une taxation sur les revenus du capital", a-t-il énuméré. Laurent Berger souhaite également que "les grandes entreprises, notamment du numérique" contribuent "davantage à travers la fiscalité".

Il y a des entreprises, dans cette période, qui ont gagné beaucoup d'argent, Amazon, Google, etc. Ces entreprises ne peuvent pas s'exonérer par des tours de passe-passe de la fiscalité et du bien commun dans les pays où elles gagnent de l'argent.

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT

à franceinfo

Par ailleurs, "de nouveaux risques devront être financés", dont celui de la dépendance. "D'ici 2050", il y aura, selon lui, "deux fois plus de personnes âgées dépendantes" qu'aujourd'hui. "On aura besoin de ressources supplémentaires. On fait donc la proposition que sur les donations et sur les successions il y ait une contribution pour financer ce risque dépendance", a indiqué le secrétaire général de la CFDT.

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