Si les cliniques privées se portent bien, les hôpitaux publics restent lourdement endettés

Avec un taux d'endettement au plus bas, les cliniques privées se portent bien. Des chiffres qui contrastent avec ceux des établissements publics.

L\'hôpital de Lure (Haute-Saône), le 8 juin 2018 (illustration).
L'hôpital de Lure (Haute-Saône), le 8 juin 2018 (illustration). (SEBASTIEN BOZON / AFP)

La rentabilité des cliniques privées atteint son plus haut niveau depuis dix ans, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée mardi 26 juin.

En 2016, la rentabilité des cliniques privées a progressé de 0,6 point, et atteint son plus haut niveau depuis 2006, représentant 3,6% du chiffre d'affaires. Selon l'étude, c'est notamment grâce au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), mis en place sous le quinquennat de François Hollande, et dont de nombreuses cliniques ont bénéficié.

Un taux d'endettement au plus bas pour les cliniques privées

Par ailleurs, le taux d'endettement des cliniques privées est à un des plus bas niveaux depuis dix ans, s'établissant à 35,4% des ressources stables. En revanche, la situation financière des hôpitaux publics n'est pas aussi bonne. Si leur déficit global se réduit de moitié, à 190 millions d'euros, le taux d'endettement continue de progresser, avec une hausse d'un point, pour atteindre 51,5% des ressources.  

L'étude montre par ailleurs que les cliniques privées privilégient l'ambulatoire et réalisent la moitié de leur activité en chirurgie, tandis que les interventions complexes, les soins de longue durée, la psychiatrie et les urgences relèvent principalement des hôpitaux publics.