Dans ma ville : quand les services publics se font rares

Les élections municipales auront lieu en mars 2020. Selon un sondage paru l'an dernier, la moitié des maires devrait ne pas se représenter. La disparition des services publics inquiète la profession. 

FRANCE 2

À une demi-heure de Paris en RER, Viry-Châtillon (Essonne) accueille toujours plus d'habitants, 31 000 au dernier recensement. Pourtant, cinq services publics ont baissé le rideau. Les locaux du Trésor public sont fermés, tout comme le bâtiment de la Sécurité sociale et un commissariat de police. La gendarmerie a aussi plié bagage. Enfin, le bureau de poste du quartier le plus déshérité a fermé ses portes en avril dernier et les distributeurs de billets disparaissent. Conséquence : même les boulangeries de la commune voient leurs clients s'en aller, faute d'argent liquide.

Des permanences pour assister les habitants dans leurs démarches

Officiellement, malgré la fermeture du commissariat, la délinquance a baissé, mais le ressenti des habitants n'est pas le même. "Admettons que je me fasse agresser. Je serais obligé de descendre d'ici jusqu'à Juvisy (Essonne) pour aller me plaindre ?", s'indigne un habitant. Pour combler le vide, la mairie a mis en place des permanences pour assister les gens dans leurs démarches avec les services publics. Mais même avec l'aide de la mairie, internet ne suffit pas toujours. "Rien n'est pratique. La CAF, c'est Évry (Essonne), Juvisy pour les impôts... La modernité, OK, mais ça nous aide en quoi ? Nous, ça nous pénalise", déplore une habitante.

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Le bureau de Poste de Montaigut-sur-Save (Haute-Garonne), le 23 août 2019. 
Le bureau de Poste de Montaigut-sur-Save (Haute-Garonne), le 23 août 2019.  (SANDRA FASTRE / HANS LUCAS / AFP)