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Vidéo L'ONG ZEA lutte contre l'annexion des océans par les industries minières

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L'ONG ZEA milite pour la "libération" de l'océan et lutte contre l'exploitation minière des fonds marins.
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France Télévisions

L'ONG ZEA milite pour la "libération" de l'océan et lutte contre l'exploitation minière des fonds marins.

"Les États revendiquent les ressources marines des territoires qu'ils annexent." Tels sont les mots justement choisis par l'ONG ZEA pour présenter leur combat pour l'environnement. Depuis 2011, cette association milite pour la "libération" des océans, annexés par les États qui les revendiquent. Olivier Dubuquoy, membre de ZEA, précise : "Un État, il suffit qu'il ait une portion de mer, donc des côtes, et à partir de ce moment-là, il peut revendiquer 200 milles marins [370 km] et avoir ce qu'on appelle une extension du plateau continental. À partir de là, toutes les ressources qui se trouvent aussi bien dans la colonne d’eau que dans les fonds marins, donc toutes les ressources minières, sont la propriété de l'État." Un véritable problème pour l’ONG puisque cette acquisition encourage les États à autoriser les différentes compagnies minières - notamment pétrolières et gazières - d'exploiter les fonds marins pour ses énergies fossiles. "Une ruée vers les énergies fossiles qui s'intensifie aujourd'hui", s'inquiète-t-il.

L’océan grandement menacé

Pour Olivier Dubuquoy, "on est dans une nouvelle forme de colonisation et c'est en train de bouleverser tout l'échiquier du point de vue de la géopolitique mondiale. Je pense que l'océan, au 21ème siècle, c'est le cœur de tous les enjeux à venir, aussi bien d'un point de vue écologique que d'un point de vue géopolitique parce que l'océan pourrait devenir le territoire de la transition énergétique." Problème : l'océan est également l'un des principaux régulateurs de climat. Selon Olivier Dubuquoy, "si on veut protéger la vie sur cette planète, il faut réussir à protéger l'océan qui lui-même nous protège." L’activiste alerte : "Si on ne veut pas accentuer cette bombe à retardement qu'est le réchauffement climatique", 80 % des énergies fossiles doivent être protégées et rester dans le sol.
Pour l'association, la meilleure façon de se faire entendre "c'est de bloquer, tout simplement, des projets pétroliers, puisqu'il faut qu'on appelle tous de nos vœux pour pouvoir passer sur un autre modèle, parce que sinon, on court à la catastrophe."

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