"Tu travailleras jusqu'à 80 ans" : en 2010, Marlène Schiappa expliquait la grève contre la réforme des retraites à sa fille

En plein mouvement social contre la réforme des retraites portée par le gouvernement Fillon, en 2010, Marlène Schiappa critiquait l'idée de repousser l'âge de départ à la retraite.

Marlène Schiappa répond aux questions de journalistes, le 3 septembre 2019, à Paris. 
Marlène Schiappa répond aux questions de journalistes, le 3 septembre 2019, à Paris.  (ERIC FEFERBERG / AFP)

Internet n'oublie jamais. Tandis qu'une grève contre la réforme des retraites débute, jeudi 5 décembre, des internautes ont exhumé un tweet et un article de blog signés Marlène Schiappa. Dans le message, qui date de 2010, l'actuelle secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes retranscrit un dialogue avec sa fille, à laquelle elle expliquait la grève. Dans ce court texte, Marlène Schiappa tirait à boulets rouges sur l'idée de repousser l'âge de départ à la retraite.

>> Perturbations, manifestations, réactions, trafic...  Suivez en direct la grève du 5 décembre et les dernières informations ici

Si ce tweet refait surface, c'est qu'il s'inscrit dans un contexte similaire à celui d'aujourd'hui : pendant le mandat de Nicolas Sarkozy, le gouvernement de François Fillon tente de réformer le régime des retraites, mais fait face à un large mouvement social. Le tweet est posté le 27 mai 2010, à la veille d'une journée de manifestation intersyndicale. Au fil de la discussion, la fille de Marlène Schiappa l'interroge sur les retraites. Elle lui répond : "Les gens veulent partir à la retraite avant de mourir de fatigue au travail, et si possible être assez bien payé pour ne pas aller balayer le McDo alors qu'ils marchent avec une canne".

Mes mamies sont à la retraite. Mais moi je n'irai pas, et toi non plus. Tu travailleras sans doute jusqu'à 80 ans.Marlène Schiappa en 2010

D'où vient ce texte relayé par les internautes ? Bien avant d'intégrer le gouvernement, Marlène Schiappa écrivait sur plusieurs blogs, notamment au sujet de sa maternité. Le tweet de la secrétaire d'Etat est toujours accessible sur le réseau social, le lien vers la note de blog n'est toutefois plus actif. Libération a réussi à retrouver l'archive du texte en question.