Réforme des retraites : "Le compte n'y est pas", estime la CFDT cheminots après l'intervention d'Édouard Philippe

"Je crois que l'âge pivot n'est bon pour personne", a notamment déclaré sur franceinfo Didier Aubert à la suite des annonces du Premier ministre.

Didier Aubert, le secrétaire général de la CFDT cheminots, dans une manifestation à Paris, le 22 mars 2018.
Didier Aubert, le secrétaire général de la CFDT cheminots, dans une manifestation à Paris, le 22 mars 2018. (JEAN-BAPTISTE QUENTIN / MAXPPP)

"Le compte n'y est pas", a jugé sur franceinfo Didier Aubert, le secrétaire général de la CFDT cheminots, après la présentation de la réforme des retraites par Édouard Philippe mercredi 11 décembre. Il pointe notamment l'âge pivot de 64 ans, qui est d'après lui "une ligne rouge" franchie. La CFDT est le 4e syndicat à la SNCF, selon les élections professionnelles de 2018, derrière la CGT, l'Unsa et Sud.

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"Par rapport à cet âge pivot de 64 ans, c'est un dispositif qui ne nous satisfait pas. Je ne me vois pas entrer dans les dépôts et dire que la CFDT accepte les dispositions et lève le préavis (…) Je crois que l'âge pivot n'est bon pour personne", a déclaré Didier Aubert.

Le décalage de l'âge pivot à 64 ans, c'était une ligne rouge.Didier Aubert, CFDT cheminotsà franceinfo

"Il n'est pas question que l'on sacrifie 30 000 de nos collègues au régime universel (…) En l'état actuel des choses, avec aucune mesure d'accompagnement pour ces gens-là, pas question que l'on se satisfasse des négociations", poursuit Didier Aubert. Le secrétaire général de la CFDT Cheminots reconnaît cependant "qu'il y a un certain nombre de décisions qui vont dans le bon sens, même si on peut considérer qu'elles sont insuffisantes par rapport à la pénibilité. Il y a un signe pour les travailleurs de nuit, mais ce n'est pas forcément suffisant. Bien sûr qu'il y a des choses intéressantes, puisque nous étions pour une réforme systémique qui visait à gommer les inégalités, mais il faut encore plus pousser dans ce sens-là".