Réforme des retraites : Emmanuel Macron renonce à sa future pension de président de la République

Cette décision intervient en plein mouvement de grève contre la réforme des retraites de l'exécutif. L'Elysée évoque "une volonté de cohérence".

Emmanuel Macron, le 21 décembre 2019, à Abidjan (Côte d\'Ivoire). 
Emmanuel Macron, le 21 décembre 2019, à Abidjan (Côte d'Ivoire).  (LUDOVIC MARIN / AFP)

Emmanuel Macron renonce par avance à sa future retraite d'ancien président de la République, ont appris France 2 et franceinfo auprès de l'Elysée, dimanche 22 décembre, confirmant une information du journal Le Parisien. Cette pension est équivalente au salaire d'un conseiller d'Etat, soit 6 220 euros bruts mensuels. Le chef de l'Etat, qui a fêté ses 42 ans ce samedi, a également décidé de ne pas siéger à l'avenir au Conseil constitutionnel dont les anciens présidents sont membres de droit à vie avec une indemnité de 13 500 euros.

"Pas de volonté d'affichage"

Cette décision intervient en plein mouvement de grève contre la réforme des retraites de l'exécutif. Depuis la Côte d'Ivoire, où Emmanuel Macron a rendu visite aux troupes françaises, le chef de l'Etat a appelé les grévistes à la "trêve" pour les vacances de Noël. 

Selon l'Elysée, "il n'y a pas de volonté d'affichage", seulement "une volonté de cohérence" de la part d'Emmanuel Macron. En plein débat sur le sujet, le président souhaite ainsi "s'appliquer les principes qu'il entend faire appliquer aux Français", précise l'Elysée. La présidence rappelle qu'il avait démissionné de la haute fonction publique le jour même de sa déclaration de candidature à la présidentielle en novembre 2016.

"Un nouveau système sera créé"

Emmanuel Macron renonce ainsi au bénéfice de la loi du 3 avril 1955. En vertu de ce texte, les anciens chefs d'Etat se voient verser, à vie dès leur départ de l'Elysée, cette pension de 6 220 euros bruts par mois. Ce montant n'est soumis à aucune condition d'âge ni durée de mandat, ni plafond de revenus.

"Il a décidé qu'il ne s'appliquerait pas cette loi à court terme en 2022, ni en 2027 en cas de deuxième mandat", a précisé l'Elysée à l'AFP. A la place, "un nouveau système sera créé dans le cadre du futur régime universel par points" pour les pensions des chefs de l'Etat. Toujours selon la présidence, la cohérence veut que la loi de 1955 ne s'applique plus à aucun président à l'avenir.