Recours au 49.3 : "j'ai le sentiment d'être plus utile en dehors du parti que dedans", estime le sénateur des Bouches-du-Rhône, démissionnaire de LREM

Pour Michel Amiel, le recours au 49.3 sur la réforme des retraites "va laisser des traces, des cicatrices".

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Radio France
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Le sénateur Michel Amiel, en 2017. (MICHEL AMIEL / FACEBOOK)

Après la décision du gouvernement de recourir au 49.3 sur le projet de réforme des retraites, Michel Amiel, sénateur dans les Bouches-du-Rhône, a décidé de quitter La République en Marche dimanche 1er mars. Sur franceinfo, il partage sa "profonde déception". "J’ai été un des premiers parlementaires à me rallier à Macron", explique-t-il, avant d'ajouter que "le premier meeting d’Emmanuel Macron était chez moi, aux Pennes Mirabeau".

"Inopportun tant sur le fond que sur la forme" 

"J’avais un immense espoir dans cette approche politique, qui n’était pas une question de ni gauche ni droite, mais qui se voulait en quête de rassembler les Français, explique Michel Amiel. Malheureusement, force est d’admettre que c’est exactement l’inverse qui est en train de se produire".

Michel Amiel explique sa décision de quitter le parti présidentiel par l'usage du 49.3, qu'il juge "inopportun tant sur le fond que sur la forme" . Pour lui, "faire ça un samedi soir, en pleine période d’une épidémie de coronavirus, qui écrase le reste de l’actualité, on a l’impression d’un choix, certes juridiquement légal, mais fait en catimini". Il pointe du doigt "un gouffre entre l'exécutif et la population" qui grandit de plus en plus. "Ça va laisser des traces, des cicatrices", alerte le sénateur des Bouches-du-Rhône.

"Je ne me reconnais plus dans aucun parti"

Le sénateur désormais sans étiquette dit avoir le sentiment d'être "plus utile [en] dehors [du parti] que dedans". Michel Amiel annonce également se présenter à la mairie des Pennes Mirabeau, sans étiquette. Il assure qu'il "n'adhérera plus à aucun parti". "Actuellement, je ne me reconnais plus dans aucun parti, une gauche qui est irréaliste, démagogique comme on a vu cette avalanche d’amendements à l’Assemblée nationale et une droite qui est hypocrite parce que finalement le texte de la réforme des retraites n’était pas si éloigné que ça que ce que proposait la droite libérale", explique-t-il.

Ce petit jeu risque de conduire en 2022 à des choses graves, une confrontation entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui pourrait conduire à une catastrophe.

Michel Amiel, sénateur

à franceinfo

Michel Amiel affirme enfin que "l’exécutif fait l’impasse sur ces élections municipales", prédisant que "les listes En Marche ne vont marcher nulle part". "On recule pour aller vers des échéances présidentielles, en 2022, qui sont à mon avis d’ores et déjà à très haut risque", ajoute-t-il.

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