Manifestant frappé au sol : trois policiers portent plainte

La vidéo de la violente interpellation d'un jeune homme le visage en sang, arrêté samedi 18 janvier en marge d'une manifestation, a suscité l'émotion et provoqué l'ouverture d'une enquête par l'inspection générale de la Police nationale (IGPN). Mais le jeune homme est aussi mis en cause, puisque trois agents ont porté plainte contre lui.

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Une interpellation violente et deux versions qui s'opposent. Que s'est-il passé samedi 18 janvier, vers 14h45, près de la gare de l'Est, à Paris ? Après l'enquête ouverte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique", ce sont trois policiers qui portent plainte contre le jeune homme blessé. Ils estiment avoir eux-mêmes été victimes de violences, avant et après son arrestation. Le policier a été placé sous trithérapie, selon sa hiérarchie. Le manifestant de 20 ans, lui, a refusé de parler en garde à vue, mais il nie les faits, selon ses avocats.

Placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès

Inconnu des services de police, il est originaire de Rennes (Ille-et-Vilaine) et s'est vu prescrire quatre jours d'interruption temporaire de travail (ITT) pour sa blessure à la tête. Faisait-il partie des manifestants qui s'en prenaient aux policiers quelques minutes plus tôt, comme le disent les fonctionnaires ? Impossible de le vérifier avec certitude pour le moment. Le jeune homme n'a pas déposé plainte. D'abord placé en garde à vue, il a été déféré au parquet et laissé libre sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès.

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Des policiers après des heurts lors de la manifestation contre le projet de réforme des retraites, le 9 janvier 2020, à Paris.  (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP)