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Underworld USA : James Ellroy dynamite les Etats-Unis des années 60-70

C'est l'événement de la rentrée littéraire de janvier. James Ellroy, le roi du polar américain, est de retour avec le dernier volet de sa trilogie historique : "Underworld USA", sorti la semaine dernière chez Rivages Noir. _ Cette oeuvre dense raconte l'Amérique des années 60-70. "Du très grand Ellroy" disent déjà ses fans...
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Radio France ©REUTERS/Phil McCarten)

A 61 ans, Ellroy occupe une place à part dans la littérature américaine contemporaine. Et ce depuis plus de vingt ans : depuis la parution, en 1987, du "Dahlia Noir".
_ Avec ce coup de maître, et son premier best-seller (notamment en France), Ellroy impose son univers peuplé de serial killers, de policiers violents ou corrompus (ou les deux) ; et explore les dessous du rêve américain. Suivront "Le grand nulle part", "L.A Confidential", "White Jazz"... Puis l'écrivain se lance dans son grand oeuvre : une trilogie consacrée à l'histoire récente des Etats-Unis : "American Tabloïd", "American Death Trip", et enfin cet "Underworld USA".

Dans ce dernier épisode, il raconte sur 800 pages l'Amérique des
années 1960-1970, de la montée des mouvements noirs comme les "Black Panthers" à
la réélection de Richard Nixon en 1972. "Il a fait exploser le cadre du polar en
passant d'une histoire personnelle à celle de l'Amérique. A présent, on sent une
maîtrise totale, une vision d'un ampleur étonnante", souligne François Guérif,
son éditeur chez Rivages depuis 25 ans.
_ L'Amérique d'Ellroy est un cloaque. Obsédé par le crime depuis le jour où sa
mère a été assassinée à Los Angeles, en juin 1958, il scrute la "part d'ombre"
de la société américaine.

Depuis ses débuts, il a épuré son style au maximum - des
phrases courtes, simples, télégraphiques - et restitue la réalité de l'époque
avec le langage des communautés. Les flics, les latinos, les militants noirs,
les membres du Klan...
Avec une fascination intacte pour sa ville natale, Los Angeles : "Bon sang,
L.A. était vraiment superbe", écrit-il.
"Comme Yoknapatawpha, dans le Sud, était
le centre du monde pour William Faulkner, Los Angeles est le centre du monde
d'Ellroy", résume François Guérif.

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