Rachat de Lagardère par Vivendi : la Commission européenne enquête sur une "éventuelle prise de contrôle anticipée"

En juin dernier, Bruxelles avait autorisé l'absorption du groupe de médias par celui de Vincent Bolloré, à certaines conditions.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le logo du groupe de médias Vivendi. (ERIC PIERMONT / AFP)

La Commission européenne a annoncé, mardi 25 juillet, l'ouverture d'une enquête formelle au sujet d'une éventuelle prise de contrôle anticipée de Lagardère par Vivendi, ce qui contreviendrait aux règles de l'Union européenne.

Le 9 juin, la Commission avait autorisé Vivendi, le groupe du milliardaire Vincent Bolloré, à absorber son ancien rival Lagardère, à plusieurs conditions : céder le magazine Gala ainsi que ses activités dans l'édition que sont Editis et ses entités (Robert Laffont, Nathan, Le Robert, Pocket, etc.). Ces engagements "répondent intégralement aux problèmes de concurrence relevés par la Commission" dans son enquête, avait jugé l'exécutif européen. S'il s'avère que l'opération a été mise en œuvre avant ce feu vert, Bruxelles pourrait infliger à Vivendi une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d'affaires total.

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) avait réclamé une telle enquête. "Compte tenu des nombreux signaux attestant d'une emprise croissante de Vincent Bolloré sur les médias du groupe Lagardère avant même la validation du rachat, il est étonnant qu'une enquête pour prise de contrôle anticipée n'ait pas été lancée plus tôt", avait alors estimé le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, pointant du doigt "les changements importants intervenus notamment dans les rédactions du Journal du dimanche et de manière plus prégnante encore à Paris Match".

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