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Les salariés de "Libération" refusent des baisses de salaires de 10%

Pour remettre le quotidien à flot, la direction a présenté un plan de rigueur. Une motion de défiance a été votée, mardi, en réaction, par les salariés.

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France Télévisions
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Des journalistes entrent dans les locaux de "Libération", le 3 septembre 2013, à Paris. (FRED DUFOUR / AFP)

C'est un plan jugé indispensable par la direction pour sauver l'emploi et le journal. Les salariés de Libération ont contesté leurs dirigeants, mardi 26 novembre, à une quasi-unanimité, après la présentation d'un plan de rigueur prévoyant notamment une baisse "temporaire" des salaires. Des départs volontaires à la retraite et des passages à temps partiel sont également annoncés.

Le plan présenté prévoit quatre millions d'euros d'économies, dont "deux millions d'euros sur la masse salariale" qui s'élève au total à 21 millions par an. Soit une baisse des salaires de 10%, graduée, avec une baisse plus forte pour les hauts salaires et réduite pour les bas salaires. Les salaires reviendraient à leur niveau antérieur si la situation s'améliore.

Vote massif pour réclamer le départ de Nicolas Demorand

En réponse, les syndicats ont appelé, mardi, à une assemblée générale, qui a réuni près de trois quarts des salariés. 90% des présents ont voté en faveur d'une motion de défiance qui réclame le départ de Nicolas Demorand et Philippe Nicolas, co-présidents du directoire, pour "rendre possible la mise en place d'un vrai projet de développement et d'un plan d'économies légal et crédible". La direction a prévu une réunion d'information mercredi midi.

Encore plus que les autres quotidiens, Libération a subi une dégringolade de ses ventes au numéro, qui ont plongé de presque 30% cette année. Après trois ans à l'équilibre, Libé devrait perdre plus d'un million d'euros en 2013, selon Nicolas Demorand et Philippe Nicolas. Le journal doit aussi finir de rembourser une dette d'encore 6 millions d'euros, à hauteur de 1,5 million par an.

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