Le géant américain d'internet a dévoilé mardi à Las Vegas son téléphone multifonctions, le "Nexus One"

L'appareil à écran tactile, fabriqué par le taïwanais HTC, a été présenté comme un "super téléphone" qui permet d'accéder à de multiples applications comme son principal concurrent, l'iPhone, grâce son logiciel Android lancé en 2008.L'appareil est plus mince que l'"iPhone" et est, selon le directeur général de HTC, "très agréable à tenir".

Le \"Nexus One\" de Google.
Le "Nexus One" de Google. (F2)

L'appareil à écran tactile, fabriqué par le taïwanais HTC, a été présenté comme un "super téléphone" qui permet d'accéder à de multiples applications comme son principal concurrent, l'iPhone, grâce son logiciel Android lancé en 2008.

L'appareil est plus mince que l'"iPhone" et est, selon le directeur général de HTC, "très agréable à tenir".

L'appareil devrait être équipé de deux micros - dont un sur le dos afin de corriger les nuisances créées par le bruit ambiant - et avoir une caméra "étrangement" grosse pour un téléphone, croyait savoir le site crunchbase.com avant la présentation.

Il devrait également permettre de dicter des courriels, croit savoir ce site spécialisé, qui publie une photo du gadget.

Alors que le téléphone de la marque à la pomme est distribué aux Etats-Unis exclusivement par l'opérateur AT&T, le "Google phone "sera compatible avec n'importe quel réseau, moyennant 580 dollars, affirme le blog Gizmodo.com.

Il ne coûtera toutefois que 180 dollars en souscrivant à un abonnement de deux ans avec T-Mobile, filiale américaine de l'allemand Deutsche Telekom.

Une vidéo test du Nexus One mise en ligne sur le site de partage de vidéos Dailymotion




Un événement mondial mais secret
"Le lancement il y a à peine plus d'un an du premier appareil fonctionnant avec Android a montré avec quelle puissance un système d'exploitation ouvert peut encourager l'innovation dans la téléphonie", indique laconiquement l'invitation envoyée aux journalistes.

"Et ce n'est que le début", conclut Google, qui n'a donné aucun détail sur la rencontre qui a lieu deux jours avant l'ouverture à Las Vegas du Consumer Electronic Show, grande messe annuelle de l'électronique.

Malgré l'absence de Google à ce salon, "tous les regards se braqueront" sur son téléphone portable, prévoit l'analyste Rob Enderle. "Il semble que Google cherche à imiter Apple", dont le lancement en 2007 du premier téléphone, "iPhone", a rencontré un succès phénoménal, avance-t-il.

Pour plusieurs experts, le groupe américain va essayer de transposer sur les téléphones portables la réussite qu'il a connue dans le domaine de la publicité sur internet. Pour preuve, soulignent-ils, Google a déboursé en novembre 750 millions de dollars pour racheter l'entreprise AdMob, spécialisée dans le placement publicitaire sur les cellulaires.

Les analystes perplexes
Mais un tel positionnement laisse certains observateurs sceptiques. "Ca n'a vraiment aucun sens", tranche Van Baker, analyste du cabinet Gartner. Pour le chercheur Jonathan Yarmis, un tel choix poussera le groupe à faire l'équilibriste pour, d'un côté, faire la promotion de ses propres appareils et, de l'autre, aider d'autres sociétés à mettre au point leur propre téléphone basé sur Android.

Si le taux de pénétration du marché américain par Android reste modeste, il a doublé pour atteindre 3,5% en octobre, selon le cabinet spécialisé comScore. Et il pourrait atteindre 14% dans le monde en 2012, selon l'estimation de Gartner.