La redevance audiovisuelle va augmenter d'un euro

Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, l'annonce dans le Journal du dimanche : pour renflouer l'audiovisuel public, le gouvernement a fait son choix. Les fournisseurs d'accès à Internet seront un peu plus taxés, mais la publicité ne reviendra pas sur les écrans, après 20 heures. La redevance restera limitée à l'inflation.

(La redevance audiovisuelle augmentera d'un euro l'an prochain, la pub ne reviendra pas après 20 heures © MaxPPP)

Le débat semble donc tranché. Pas question d'augmenter (trop) la redevance, ni de taxer les ordinateurs, tablettes et smartphones... Le gouvernement a fait son choix : pour renflouer l'audiovisuel public, ce seront les fournisseurs d'accès à internt qui seront mis à contribution.

Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, l'annonce dans le Journal du dimanche  : la taxe payée par les opérateurs "passera de 0,9% de leur chiffre d'affaires à 1,2%. Cette fraction des recettes sera affectée de façon pérenne à l'audiovisuel public."  Cette taxe télécom, ditetaxe Copé, avait été instaurée en 2009 pour compenser la suppression de la publicité après 20h, mais ses recettes - 200 à 300 millions d'euros par an - n'étaient pas affectées directement au secteur et se perdaient dans le budget de l'Etat.

N'y a-t-il pas un risque que les fournisseurs d'accès à internet répercutent cette hausse sur leurs abonnés ? Fleur Pellerin n'y croit pas : "la concurrence sur les prix est forte dans ce secteur, et le sFrançais changent facilement d'opérateur" .

La redevance augmentera tout de même un peu, mais de façon "limitée à l'inflation" . Soit un euro de plus en 2016, "la plus faible augmentation depuis 2008" , note la ministre, après un arbitrage interministériel de plusieurs semaines. "Une solution aurait été d'augmenter la redevance de 4 EUR : nous nous y refusons. Une telle décision aurait été incohérente, la politique du gouvernement visant, au contraire, à baisser les prélèvements."

La publicité ne sera donc pas rétablie après 20 heures. "C'était une possibilité. Mais j'ai à coeur de ne pas déstabiliser les autres médias" .

Les ordinateurs et autres tablettes ne seront pas taxés. Pour l'instant du moins. "Il faudra s'interroger dans le futur sur une réforme plus globale, adaptée à ces nouveaux usages" . La formulation est suffisamment vague pour reporter le débat aux calendes grecques...