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Les bureaux d'i-Télé déménagés en pleine grève des journalistes

La direction a évoqué une erreur des déménageurs, reconnaissant qu'ils étaient intervenus "trop tôt".

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France Télévisions
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Des cartons de déménagement dans les bureaux de la chaîne i-Télé, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 22 octobre 2016. (AFP)

L'incident a jeté de l'huile sur le feu. Les bureaux d'i-Télé, dont les journalistes sont en grève depuis sept jours pour protester notamment contre l'arrivée de Jean-Marc Morandini, ont été en partie déménagés samedi 22 octobre. Cette réorganisation était prévue dans le cadre du rapprochement des rédactions du groupe Bolloré, afin de faire de la place pour les journalistes de Direct Matin, précise le Huffington Post.

Selon le compte Twitter des grévistes d'i-Télé, "des effets personnels des salariés ont été mis à la poubelle" par les déménageurs. "Faire ça en pleine grève, on le vit comme une provocation", a réagi une journaliste de la rédaction auprès de l'AFP. Elle a rappelé que le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) n'avait pas encore rendu d'avis sur ce déménagement.

"La 'News Factory' n'aura pas duré longtemps"

La direction évoque, elle, une erreur de la part des déménageurs, intervenus trop tôt. "[Ils] n'avaient pas l'instruction de mettre les affaires de qui que ce soit à la poubelle, a-t-elle ajouté. Les gens qui vont bouger seront informés à partir de lundi, il y a eu un incident ce week-end concernant les affaires de six ou sept personnes, lié au démarrage un peu précipité de l'opération de déménagement."

La journée a également été marquée par un incident à l'entrée du bâtiment d'i-Télé, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Des lettres formant les mots "News Factory" (le projet rassemblant les rédactions de Canal+, i-Télé, C8 et Direct Matin) se sont décrochées de la façade en verre, provoquant l'intervention des pompiers. Les lettres restantes ont été enlevées à l'aide d'une grue. "La 'News Factory' n'aura pas duré longtemps", a réagi le compte Twitter des grévistes d'i-Télé.

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