Comcast devrait annoncer jeudi un accord avec le conglomérat General Electric (GE) qui lui donnera le contrôle de NBC

Le groupe de médias et de divertissement NBC Universal (NBCU) devrait passer entre les mains d'une coentreprise dont Comcast (cablo-opérateur américain) détiendra 51% et GE conservera 49% .GE en détenait jusqu'alors 80%, et le français Vivendi 20%.

Le groupe de médias et de divertissement NBC Universal (NBCU) devrait passer entre les mains d'une coentreprise dont Comcast (cablo-opérateur américain) détiendra 51% et GE conservera 49% .

GE en détenait jusqu'alors 80%, et le français Vivendi 20%.

Pour que cette transaction soit possible, GE doit préalablement racheter la part de Vivendi dans NBCU. A l'issue d'une longue négociation, les deux groupes se sont mis d'accord lundi soir pour valoriser cette part à 5,8 milliards de dollars, avait alors indiqué une source, citée par Reurters. GE paiera Vivendi en numéraire mais seulement une fois l'accord des autorités de la concurrence obtenu. Toutefois, si cet accord n'était pas acquis fin 2010, Vivendi toucherait 2 milliards de dollars à cette date, selon la source.

GE aura la possibilité de réduire sa part dans NBC entre la troisième et la quatrième année, puis entre la septième et la huitième année suivant la conclusion de l'opération, selon l'une des sources. A terme, "Comcast aura la possibilité de détenir NBCU à 100%, a-t-elle ajouté.

Si la transaction est approuvée, Comcast deviendra un géant des médias, des télécommunications et du divertissement sans pareil aux Etats-Unis, rival direct du numéro un mondial du divertissement et des médias Disney.

En termes de capitalisation boursière, Comcast, avec 43,7 milliards de dollars, pesait déjà nettement plus lourd que son concurrent direct Direct TV (30,25 milliards) ou Time Warner Cable (15 milliards). Fort des 51% de NBCU, Comcast se mesurera directement à Disney (57 milliards). Avec ce rachat ambitieux, Comcast parie sur un modèle économique d'intégration verticale qui s'est auparavant soldé par de cuisants échecs, dont le plus retentissant est la fusion ratée d'AOL et Time Warner.