VIDEO. "Islamisme radical" : Fabius réutilise à l’Assemblée une expression qu'il avait bannie

Le ministre des Affaires étrangères avait demandé, le 11 janvier, sur Europe 1, d'utiliser l'expression "terroristes" plutôt "qu'islamistes" pour désigner les auteurs de crimes qui se revendiquent de l'islam.

LCP

"Islamisme radical." L'expression a bien été employée par le ministre des Affaires étrangères en réponse à un député lors des questions au gouvernement mardi 20 janvier. Or, Laurent Fabius avait demandé, dimanche 11 janvier, sur Europe 1, deux jours après les attentats de Paris et Montrouge, d'utiliser le mot "terroristes" plutôt qu'"islamistes" pour désigner les auteurs de crimes qui se revendiquent de l'islam.

"Je n'aime pas... Je ne veux pas faire le censeur, mais je pense que l'expression islamiste – et j'en avais aussi fait la remarque dans l'expression Etat islamique – est probablement pas celle qu'il faut utiliser. J'appelle ça des terroristes. Parce que dès lors que vous utilisez le mot islam, vous favorisez une espèce de vision de continuité entre le musulman, qui pratique sa religion qui est une religion de paix, et puis quelque chose qui serait une certaine interprétation de la religion musulmane", disait alors le ministre, selon Le Lab.

"Quand nous combattons le jihado-terrorisme..."

Mais dix jours plus tard, à l'Assemblée nationale, le ministre a lancé, alors qu'il expliquait la position de la France sur la liberté d'expression face aux multiples manifestions anti-françaises dans certains pays musulmans : "Quand nous combattons le jihado-terrorisme et l'islamisme radical, ce sont aussi les musulmans que nous protégeons puisqu'ils en sont les premières victimes." 

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, évoque le calendrier de résolution du conflit israélo-palestinien, vendredi 28 novembre 2014, à l\'Assemblée nationale.
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, évoque le calendrier de résolution du conflit israélo-palestinien, vendredi 28 novembre 2014, à l'Assemblée nationale. (PATRICK KOVARIK / AFP)