Appel au boycott des produits français : Paris invite ses ressortissants à la prudence dans les pays musulmans

"Il convient d'éviter les zones où se tiennent ces manifestations, de rester à l'écart de tout rassemblement et de suivre les consignes de l'ambassade de France ou du consulat compétent", relève le ministère des Affaires étrangères sur son site internet.

Des Arabes israéliens musulmans manifestent contre les propos d\'Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mahomet, dans la ville de Umm-Al Fahem, en Israël, le 25 octobre 2020.
Des Arabes israéliens musulmans manifestent contre les propos d'Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mahomet, dans la ville de Umm-Al Fahem, en Israël, le 25 octobre 2020. (AHMAD GHARABLI / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Paris conseille à ses ressortissants de "faire preuve de la plus grande vigilance" dans les pays du monde musulman où ont lieu des manifestations contre la France, alors que les propos d'Emmanuel Macron sur les caricatures de Mahomet ont provoqué des rassemblements et des appels au boycott des produits français. "Il convient d'éviter les zones où se tiennent ces manifestations, de rester à l'écart de tout rassemblement et de suivre les consignes de l'ambassade de France ou du consulat compétent", relève le ministère des Affaires étrangères sur son site internet. Suivez la situation dans notre direct.

Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov s'en prend à Emmanuel Macron. Comparant le président français à un "terroriste", le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, lui a reproché de "qualifier des actions qui sont offensantes pour près de deux milliards de musulmans du monde de 'liberté d'expression'" et de vouloir "changer leur religion". "Vous forcez les gens au terrorisme, poussez les gens vers lui, vous ne leur laissez pas le choix et vous créez toutes les conditions pour nourrir les idées extrémistes dans l'esprit des jeunes", a-t-il poursuivi dans un long message sur sa chaîne Telegram.

Le boycott des produits français "très circonscrit". C'est ce qu'a affirmé le ministre délégué au Commerce extérieur, Franck Riester, mardi. "Pour l'instant ce boycott est très circonscrit, limité à un certain nombre de produits alimentaires, mais vraiment de façon très limitée, tant mieux", a déclaré le ministre, invité de l'émission "Le Talk" sur le site du quotidien Le Figaro.

Manifestation organisée par un parti islamiste au Bangladesh. Les manifestants ont défilé, mardi, dans la capitale pour appeler au boycott des produits français. Selon la police bangladaise, plus de 40 000 personnes ont participé à cette marche. La manifestation a été arrêtée avant de parvenir près de l'ambassade française à Dacca. 

En Algérie, le Haut Conseil islamique fustige "une campagne virulente" contre l'islam. "Nous déplorons l'émergence de groupes qui dévient des valeurs humaines" et qui "au nom de la liberté d'expression, insultent l'islam et son Messager", a réagi le Haut Conseil islamique en Algérie, une instance officielle, dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence algérienne.

Macron soutenu par des dirigeants européens. Le chef de l'Etat français a été soutenu, dès lundi, par la chancelière allemande Angela Merkel, ainsi que par le Premier ministre italien, Giuseppe Conte. Ils ont critiqué des propos "inacceptables" du président turc, qui a mis en cause la santé mentale d'Emmanuel Macron.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CARICATURES

00h10 : C'est l'heure du point sur l'actualité. Demain matin, ce direct ouvrira de nouveau ses portes, dès six heures, pour une nouvelle journée d'actualité. En attendant, passez une très bonne nuit !


La France a recensé 523 morts ces dernières 24 heures, selon les derniers chiffres de Santé publique France. C'est du jamais-vu depuis le mois d'avril. Dans ce contexte, Emmanuel Macron s'exprimera mercredi à 20 heures à la télévision pour annoncer de nouvelles mesures afin d'endiguer l'épidémie. Selon les informations de franceinfo, un reconfinement pourrait durer quatre semaines et serait différent de celui observé au mois de mars. Retrouvez ici notre article.

La Turquie a vivement réagi à une caricature de son président Recep Tayyip Erdogan à paraître en une mercredi dans Charlie Hebdo. Sur Twitter, le conseiller presse du président turc a présenté cette publication comme le résultat du "programme anti-musulman du président français Macron", alors que le ton monte entre Paris et Ankara sur la question des caricatures.



#SAMUEL_PATY La rentrée des vacances de la Toussaint sera décalée à 10 heures, lundi, dans tous les établissements scolaires, pour laisser le temps aux enseignants de préparer l'hommage à Samuel Paty, l'enseignant décapité le 16 octobre.

Dans une semaine, les Américains choisiront leur nouveau président. Si certains fustigent le mandat de Donald Trump, d'autres, au contraire, estiment que le président a amélioré leur qualité de vie. Et certains, comme ces deux électrices rencontrées par franceinfo, pensent qu'aucun des deux ne saurait régler les problèmes actuels des États-Unis.

23h46 : "Nous condamnons cet effort tout à fait méprisable de la part de cette publication pour répandre son racisme culturel et sa haine."

La Turquie a vivement réagi à une caricature de son président Recep Tayyip Erdogan à paraître en Une demain dans Charlie Hebdo. Sur Twitter, le conseiller presse du président turc a présenté cette publication comme le résultat du "programme anti-musulman du président français Macron", alors que le ton monte entre Paris et Ankara sur la question des caricatures.

17h33 : Paris invite ses ressortissants à la prudence dans les pays du monde musulman, après les propos d'Emmnuel Macron sur les caricatures de Mahomet. "Il convient d'éviter les zones où se tiennent ces manifestations, de rester à l'écart de tout rassemblement et de suivre les consignes de l'ambassade de France ou du consulat compétent", écrit le ministère des Affaires étrangères sur son site.

14h39 : Voici les articles que vous consultez le plus sur franceinfo.fr :

L'interview de Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français du culte musulman, qui s'oppose sur franceinfo à ce que les caricatures de Mahomet soient montrées aux enfants dans les écoles.


L'enquête de franceinfo Culture sur les violences sexistes et sexuelles dans l'industrie musicale.


Les explications de France 2 sur les nouvelles restrictions que pourrait annoncer le gouvernement dans les prochains jours.

14h31 : "Pour l'instant ce boycott est très circonscrit, limité à un certain nombre de produits alimentaires, mais vraiment de façon très limitée, tant mieux".

Les appels au boycott de produits français en Turquie et dans le monde musulman sont pour l'instant limités et ne touchent que des produits alimentaires, assure le ministre délégué au Commerce extérieur, Franck Riester, invité de l'émission "Le Talk" sur le site lefigaro.fr. Hier, le président turc a appelé à ne pas acheter français pour dénoncer le soutien d'Emmanuel Macron à la liberté de caricaturer le prophète Mahomet.

14h02 : Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a violemment critiqué la défense par Emmanuel Macron de la publication des caricatures (y compris celles du prophète Mahomet), estimant qu'il pousse les musulmans "vers le terrorisme". "Le président français lui-même devient désormais comme un terroriste", a estimé le dirigeant autoritaire, lui-même critiqué pour les violations des droits humains.(Said Tsarnaev / Sputnik / Sputnik via AFP)

12h58 : Le président turc a appelé hier au boycott des produits français, après les propos d'Emmanuel Macron sur la publication des caricatures de Mahomet. Or, l'UE et la Turquie sont notamment liées par un accord d'union douanière depuis 1995. La Turquie était en 2019 le cinquième partenaire commercial de l'UE, qui est "de loin" le premier partenaire d'Ankara, selon la Commission européenne.

12h56 : Un boycott des produits français éloignera "encore plus la Turquie de l'UE", prévient un porte-parole de la Commission européenne. "Les appels au boycott des produits de tout État membre sont contraires à l'esprit [des] obligations" que la Turquie s'est engagée à respecter dans le cadre de ses accords avec l'UE sur le libre-échange.

12h48 : Le Haut Conseil islamique en Algérie fustige "une campagne virulente" contre l'islam, après les propos d'Emmanuel Macron assurant que la France ne renoncerait pas à publier les caricatures de Mahomet. Cet organe consultatif, dont les membres sont désignés par le président algérien, est notamment chargé d'émettre des avis à la lumière des prescriptions religieuses.