Al-Qaïda menace "Charlie Hebdo" pour avoir réédité des caricatures de Mahomet

L'organisation terroriste Al-Qaïda a de nouveau menacé l'hebdomadaire satirique, après la republication des caricatures de Mahomet à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015, annonce le groupe Site.

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La couverture du numéro du mercredi 2 septembre 2020 de "Charlie Hebdo", sur un écran, à Paris. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

La nouvelle survient en plein pendant le procès des attentats de janvier 2015. Al-Qaïda a de nouveau menacé Charlie Hebdo, qui a réédité des caricatures de Mahomet. C'est ce qu'a indiqué le groupe américain Site, spécialisé dans la surveillance des organisations jihadistes, vendredi 11 septembre. Le raid meurtrier contre Charlie Hebdo "n'était pas un incident ponctuel", a averti l'organisation jihadiste dans sa revue publiée vendredi.

Pour marquer l'ouverture du procès, l'hebdomadaire satirique avait remis en une les caricatures de Mahomet, qui avaient fait de l'hebdomadaire une cible des terroristes. "Nous ne nous coucherons jamais. Nous ne renoncerons jamais", a écrit Riss, dans ce numéro, le directeur de la publication.

"Les menaces n'ont jamais cessé"

Cette nouvelle menace est prise au sérieux par les autorités puisque la protection de Riss, Eric Portheault, l'ex-directeur général de Charlie Hebdo, et Gérard Biard, le rédacteur en chef du journal, a été renforcée, a appris franceinfo de source policière. Dans la salle d'audience, cinq "OS" (officiers de sécurité) entourent le dessinateur Riss depuis jeudi.

Marie-Catherine Bret, responsable des ressources humaines du journal, a indiqué mercredi à l'audience que "les menaces sur ce journal n'ont jamais cessé". "Aujourd'hui encore, un dessin qui déplaît et c'est une montagne, des kilomètres d'e-mails, de messages sur les réseaux sociaux. Depuis cinq ans, certains ont un objectif : il faut que soit terminé le travail des frères Kouachi", a-t-elle relaté.

"Notre réaction, depuis cinq ans, c'est de ne laisser passer aucune menace de mort, ni aucun message faisant l'apologie du terrorisme, a-t-elle ajouté. Nous déposons plainte, certaines procédures aboutissent, d'autres pas. On ne peut plus rien laisser passer de ce point de vue-là."

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