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Loi Travail : l'intersyndicale appelle à une nouvelle journée d'action le 28 juin

Les syndicats opposés à la loi travail appellent à une nouvelle journée de grèves et de manifestations, mardi. Ils menacent de poursuivre la mobilisation en juillet si le gouvernement reste "sourd" à leurs revendications.
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Radio France
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  (Manifestation aux alentours de Bastille, à Paris, le 23 juin dernier, contre la loi Travail.  © Maxppp)

Sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, l'UNEF, l'UNL et la FIDL) appelle ce vendredi à une nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail, le mardi 28 juin. Pour l'instant, il n'y a aucune autorisation officielle pour une manifestation. 

Dans leur communiqué intitulé "Le mépris, ça suffit ! Le gouvernement doit entendre !", l'intersyndicale estime que la journée du 23 juin a "montré la grande détermination" des opposants à la réforme du code du travail. L'organisation du défilé avait donné lieu à un bras de fer avec le gouvernement. Il avait failli être interdit, l'exécutif mettant en avant des raisons de sécurité après les violences intervenues le 14 juin. 

Les syndicats menacent de poursuivre leur mobilisation cet été 

La manifestation coïncidera avec le vote du projet de loi travail au Sénat. Les syndicats veulent en profiter pour remettre à l'exécutif les résultats de la votation citoyenne qu'ils ont organisée sur le projet.

"Le 23 juin a été une journée importante de votation citoyenne. C’est lors d’une nouvelle journée d’actions, de grèves et de manifestations, le 28 juin, que seront remises ces votations auprès des préfectures dans les départements et auprès de la présidence de la République (…). Le Président de la République persiste dans son refus d'entendre le mouvement syndical et les 70% de Français-es opposé-es au projet de loi travail. Un tel mépris est inqualifiable", ont ajouté les organisations.

Dans ce même texte, les syndicats ont condamné les dégradations de la façade du siège de la CFDT, commises jeudi, après la manifestation contre la loi Travail.

Les sept syndicats menacent de poursuivre leur mobilisation pendant le débat parlementaire en juillet, si le gouvernement "reste sourd" à leurs revendications. "Le gouvernement a la responsabilité pleine et entière de trouver une issue à cette crise. Si le gouvernement reste sourd", les sept organisations "appelleront à poursuivre la mobilisation durant le débat parlementaire, début juillet", ajoutent-elles.

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