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Vidéo Publicité pour l'alcool : vers une remise en cause de la loi Evin ?

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Loi Evin
Loi Evin Loi Evin (FRANCE 2)
Article rédigé par franceinfo avec AFP, France 2
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Un amendement adopté au Sénat dans le cadre de la loi Macron vise à faire la distinction entre l'information et la publicité sur le vin. Selon l'ancien ministre de la Santé, il pourrait signer la fin de la loi qui porte son nom. 

Claude Evin, ancien ministre de la Santé à l'origine de la loi qui porte son nom, tire la sonnette d'alarme. La raison ? Un amendement de la loi Macron qui encadre la publicité pour l'alcool, adopté mercredi 3 juin par le Sénat.

Alors que le texte est de nouveau examiné par l'Assemblée nationale, à partir du lundi 8 juin, Claude Evin s'insurge dans les colonnes du Parisien : "Même s’il semble technique, cet amendement libérera de facto la possibilité de faire de la publicité en faveur de l’alcool, et ce quasiment sans limite." Le texte instaure que ne soit considérée comme publicité, donc strictement encadrée, que les messages dont l'émetteur à un intérêt dans la vente du produit, et qui sont bien considérés par le consommateur comme de la publicité.

"On pourra faire n’importe quoi en matière de pub. Ce sera la fin de la loi Evin, adoptée voilà vingt-cinq ans", poursuit l'ancien ministre de la Santé qui dirige aujourd'hui l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France. 

Clarifier les frontières entre pub et info journalistique

L'amendement du sénateur UMP Gérard César estime que la loi Evin sur la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme est problématique. "Plus de vingt ans après son adoption, la loi Evin est devenue source d'insécurité juridique, donc de complexité, à la fois pour les filières productrices de boissons alcooliques, pour les annonceurs, pour les médias, mais aussi pour nos territoires", a déclaré la sénatrice Elisabeth Lamure (UMP) après avoir souligné que l'amendement a été cosigné par des sénateurs de tous les bancs.

Selon elle, "toute évocation du vin dans un contenu journalistique, culturel, artistique, de divertissement ou encore œnotouristique peut être désormais condamnée". Cet amendement, a-t-elle dit, "clarifie les frontières entre ce qui relève d'une part de la publicité et d'autre part de l'information journalistique et œnotouristique, de la création artistique et culturelle, en définissant ce qu'est la publicité."

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