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Les "LOTI" entrent dans la guerre VTC - taxis

Après le mouvement des taxis pour faire interdire les VTC, la semaine dernière, c'est au tour des LOTI de manifester. Cette autre catégorie de VTC, censée s'occuper de transport de groupes, réclame d'obtenir une carte professionnelle de VTC ou d'avoir le droit de transporter une seule personne.
Article rédigé par Faustine Calmel
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (10 mille emplois en jeu assure l'association Alternatives Mobilité Transports © NICOLAS MESSYASZ/SIPA)

C'est un nouvel épisode dans la guerre du transport de personnes à Paris. Cette fois, les LOTI (Loi d'orientation des transports intérieurs) s'invitent dans le conflit. Il s'agit d'une catégorie de VTC (Voitures de Tourisme avec Chauffeur), largement soutenue par les plateformes telles que Uber ou SnapCar. Ils manifestent ce mercredi à 11 heures devant la gare Montparnasse à Paris, en direction des Invalides.

Qui sont les LOTI ?

Les LOTI seraient plusieurs milliers en France. Il s'agit de chauffeurs qui ont suivi une formation moins chère, plus courte que les VTC et qui peuvent transporter des groupes, entre deux et neuf personnes.

Beaucoup sont inscrits sur les plateformes de réservation Uber, Chauffeurs privés ou SnapCar, et prennent parfois un seul client, comme l'admet Jean-Marc Bouaziz, vice-président d'Alternatives Mobilité Transport, l'association qui les défend."Un groupe, ça va jusqu'à 9 passagers mais est-ce que ça veut dire qu'il faut en transporter forcément 9 ? A fortiori, un véhicule qui peut accueillir 9 personnes peut en transporter une, c'est aujourd'hui ce pour quoi on se bat. On nous a toujours dit que l'on avait la possibilité de faire du transport de groupes, pas l'obligation."

"S'il n'y a plus d'accès aux applications, on ne pourra pas survivre"
— Jean-Marc Bouaziz, vice-président d'Alternatives Mobilité Transport

Un flou sur lequel les LOTI ont longtemps surfé, mais aujourd'hui, le gouvernement serre la vis et demande aux applications de réservation de rayer ces chauffeurs de leur base de données. Jean-Marc Bouaziz met en garde : "Globalement, les applications représentent 70 % de notre chiffre d'affaires. S'il n'y a plus d'accès à ces applications, on ne pourra pas survivre."

Selon l'association, 10 000 emplois sont en jeu. Ce serait donc un coup dur. Pour les LOTI, bien sûr, mais aussi pour les applications : avec moins de chauffeurs, les délais d'attente risquent de grimper, et les prix aussi.

 

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