Les banques françaises s’engagent à déserter les paradis fiscaux
La décision a été prise "par l’ensemble des banques françaises", selon François Pérol. Le président de BPCE, issu de la fusion entre la Banque populaire et la Caisse d’Epargne, a été reçu en fin de matinée par Nicolas Sarkozy, François Fillon et Christine Lagarde.
Une énième convocation au Château, cette fois dans le sillage direct du G20 de Pittsburgh, à l’issue duquel Nicolas Sarkozy avaient prédit que les paradis fiscaux feraient l’objet d’une répression accrue dans les jours à venir. Le chef de l’Etat a ainsi annoncé aux banquiers français "des mesures de durcissement de la législation fiscale" visant les paradis fiscaux qui ne coopèreront pas avec la France.
Liste grise
De leur côté, les patrons des grandes banques se sont engagés à fermer, d’ici la fin mars 2010, l’ensemble de leurs filiales et succursales implantés dans les pays de la "liste grise" des paradis fiscaux. C’est également à cette échéance que le G20 a prévu d’appliquer des sanctions contre les paradis fiscaux qui ne joueront pas le jeu de la transparence.
_ Le directeur général de BNP Paribas Baudouin Prot avait devancé l'appel en annonçant, dès lundi dernier, la fermeture de ses deux succursales et six filiales au Panama et dans les Bahamas, qui figurent sur la liste "grise" de l'OCDE.
Au cours de cet entretien, le chef de l’Etat est également revenu sur les bonus des traders. Et il a chargé la ministre de l’Economie Christine Lagarde de plancher sur un projet de loi de régulation bancaire et financière.
Gilles Halais, avec agences
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