Le groupe pharmaceutique Sanofi -Aventis a annoncé mercredi la fermeture d'ici 2014 de son site chimie de Romainville

Environ 250 personnes y travaillent actuellement alors que Sanofi-Aventis envisage de réorienter son activité vers les biotechnologies et la production de vaccins en restructurant sa branche chimie.Outre le site de Romainville (Seine-Saint-Denis), le groupe prévoit aussi l'abandon des activités chimie à Neuville-sur-Saône (Rhône).

Jean-François Dehecq, le président du conseil d\'administration du groupe Sanofi-Aventis (2008)
Jean-François Dehecq, le président du conseil d'administration du groupe Sanofi-Aventis (2008) (AFP)

Environ 250 personnes y travaillent actuellement alors que Sanofi-Aventis envisage de réorienter son activité vers les biotechnologies et la production de vaccins en restructurant sa branche chimie.

Outre le site de Romainville (Seine-Saint-Denis), le groupe prévoit aussi l'abandon des activités chimie à Neuville-sur-Saône (Rhône).

Dans le cadre de ce projet, annoncé mercredi matin en comité central d'entreprise, Sanofi-Aventis indique dans un communiqué prévoir "d'arrêter progressivement l'activité du site de Romainville d'ici fin 2013".

La direction s'engage par ailleurs "à assurer le maintien d'un niveau d'emploi industriel en France stable pendant quatre ans", alors que les syndicats dénoncent "un plan de 900 suppressions de postes pour la chimie".

La branche chimie de Sanofi -Aventis qui emploie 4.250 salariés sur huit sites en France, annonce 150 millions d'euros d'investissement afin de poursuivre "sa mutation vers les biotechnologies" et un plan de formation pour 700 collaborateurs à ces nouvelles technologies.

Sur les 150 millions d'euros investis, 90 millions seront affectés au site de Saint-Aubin-Les-Elboeuf (Seine-Maritime) et de Vertolaye (Puy-de-Dôme) "pour améliorer la compétitivité au plan international de la production de corticostéroïdes".

Selon Sanofi-Aventis, "ces nouvelles activités s'accompagneront localement de création d'emplois". Mais pour un délégué CGT, "c'est une annonce scandaleuse alors que le groupe a affiché 8 milliards de bénéfices en 2009 et qu'il y a déjà eu 3.000 suppressions de postes dans la recherche et développement d'une part et la visite médicale d'autre part" ajoutant : "900 postes en moins, ce sont 20% des effectifs de la chimie en France qui sont supprimés".

Pour un délégué CFDT, "c'est un constat très amer, car Sanofi ne joue pas son rôle de développeur de l'emploi en France malgré ses moyens".