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La plupart des actifs de Dexia seront cédés d'ici la fin de l'année, a déclaré l'administrateur délégué Pierre Mariani.

Pierre Mariani ouvre ainsi la porte à son départ éventuel à cette échéance. Parallèlement mercredi, Dexia a validé la cession des deux piliers fondateurs du groupe, la banque de détail en Belgique et la structure de financement des collectivités en France.
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Pierre Mariani en février 2011. (ERIC PIERMONT / AFP)

Pierre Mariani ouvre ainsi la porte à son départ éventuel à cette échéance. Parallèlement mercredi, Dexia a validé la cession des deux piliers fondateurs du groupe, la banque de détail en Belgique et la structure de financement des collectivités en France.

Il a indiqué : "Je considérerai que ma mission est accomplie lorsque nous aurons réalisé les cessions des différentes activités au meilleur prix possible et que nous aurons mis en place la nouvelle structure en sécurisant l'avenir des salariés de Dexia. Cela devrait être fait d'ici à la fin de l'année".

Cette vague de cessions est déjà bien entamée, Dexia ayant acté mercredi la vente de la filiale belge, Dexia Banque Belgique, et celle des activités françaises, spécialisées dans le financement des collectivités.

Des négociations sont en cours pour céder les filiales luxembourgeoise, Dexia BIL, et turque, DenizBank, ainsi que l'activité de gestion d'actifs et la participation de 50% dans la société commune RBC Dexia.

M. Mariani a néanmoins confirmé que trois entités, les filiales italienne Crediop et espagnole Dexia Sabadell mais aussi un véhicule allemand de financement, demeureraient dans le périmètre du groupe Dexia.

A long terme, Dexia compte sur la décrue de l'activité de Crediop et sur la réduction progressive des portefeuilles de crédits de Dexia Sabadell et du véhicule allemand pour abaisser le niveau de ses engagements, a précisé M. Mariani.

Une fois les cessions réalisées, Dexia devrait afficher un ratio de fonds propres (fonds propres rapportés aux crédits accordés) supérieur à 20%, selon M. Mariani, ce qui lui permettra de faire face à des pertes éventuelles sur les actifs résiduels.

"L'histoire de Dexia est la preuve qu'il ne faut pas appréhender la question de la fragilité des banques européennes sous le seul angle de leur solvabilité", fait valoir M. Mariani, ajoutant que "c'est même, à mon sens, un problème bien moins important que leur liquidité".

Cession des deux piliers fondateur du groupe

Menée au bord de l'asphysxie fin septembre par la violente dégradation de ses conditions d'accès aux marchés, Dexia a mené, au pas de charge, son démantèlement en deux semaines. Mercredi, le conseil d'administration a acté la vente de la filiale belge de banque de détail, Dexia Banque Belgique (DBB), à l'Etat belge pour 4 milliards d'euros. Cette opération réduit sa taille d'un tiers. Parallèlement, Dexia est en négociations pour céder sa filiale luxembourgeoise, Dexia BIL, et sa branche turque, DenizBank.

A moyen terme, Dexia ne contiendra plus que les filiales italienne Crediop et espagnole Sabadell, difficiles à vendre, ainsi qu'un véhicule allemand de financement et le portefeuille de titres obligataires, qui pèse encore 76 milliards d'euros.

Pour éviter que ce receptacle des invendus de Dexia ne connaisse à son tour l'asphyxie, avec à la clef un risque de vente des actifs en catastrophe et de lourdes pertes, les Etats belge, français et luxembourgeois vont en garantir le financement.

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