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La ministre de l'Economie a affirmé que la politique de sortie de crise était placée sous le signe de la "ri-lance"

Christine Lagarde a affirmé dimanche que la politique française de sortie de crise était un mélange de "rigueur" et de "relance". "Relance ou rigueur, ce n'est pas un choix, ce n'est pas un noeud gordien pour moi", a-t-elle expliqué lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, organisées chaque année par le Cercle des économistes.
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Christine Lagarde (28 juin 2010) (AFP/ERIC PIERMONT)

Christine Lagarde a affirmé dimanche que la politique française de sortie de crise était un mélange de "rigueur" et de "relance". "Relance ou rigueur, ce n'est pas un choix, ce n'est pas un noeud gordien pour moi", a-t-elle expliqué lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, organisées chaque année par le Cercle des économistes.

"La politique économique que nous menons en France actuellement, c'est une politique de ri-lance", a-t-elle ajouté. Pour définir ce terme, elle a décrit un "subtil dosage (...) qui consiste en réalité à réduire la dépense publique là où ce sera le moins douloureux pour la perspective de relance de l'activité économique".

Parallèlement, cela implique selon Christine Lagarde de "mettre en place des réformes de fond telles que la réforme des retraites" et de "relancer" l'économie "en insistant particulièrement sur l'investissement et l'innovation".

Le Cercle des économistes s'est prononcé dimanche pour la création d'une "agence de la dette européenne qui, plus que les Etats membres, pourrait piloter un grand emprunt européen", à l'issue des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence qu'il organise. Ce "grand emprunt" serait dédié à "une politique industrielle centrée sur les secteurs porteurs de la nouvelle croissance", à savoir la santé, l'énergie, les technologies vertes, les transports, le numérique et les nanotechnologies, selon la déclaration finale du Cercle, une association réunissant une trentaine d'économistes français de renom.

"L'Europe n'a pas une vision objective ni de sa puissance ni de sa réalité", assure le Cercle, qui dit croire "résolument" à l'avenir du Vieux Continent, à condition qu'il mette en oeuvre une "vraie stratégie de rupture" construite autour de nombreuses propositions axées sur 10 thèmes.

Les économistes du Cercle se prononcent aussi pour une "écologisation de la politique industrielle", pour la mise en oeuvre d'un Small Business Act européen destiné à soutenir les PME à l'instar du système américain, ou pour la régulation des marchés financiers. Ils prônent également une politique de la formation et de la recherche, notamment à travers l'allocation de 2% du PIB à l'enseignement supérieur.

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